Les nouveaux voisins

Hier, je suis allé rendre visite à mes voisins. C'est le seul moment de l'année où je peux le faire parce que ce sont des vrais mordus de la piscine. Et quand ils n'en construisent pas de nouvelles, ils agrandissent les anciennes et finissent par se retrouver couper du monde.
Heureusement, l'hiver change la donne (c'est bien là son seul avantage). Je me laisse pousser la barbe, j'enfile mes raquettes et je me mets à marcher sur l'eau. Oh attention, je ne fais pas de miracles, juste quelques kilomètres de randonnée. Jusqu'à l'année dernière, il fallait que je marche un bon kilomètre pour les atteindre. Cette année, ils m'ont facilité la tâche. Au bout de 300 mètres, j'ai commencé à trouver les premiers signes de construction; des arbres abattus, certains abandonnés sur place. J'ai alors jeté un coup d’œil en direction du marais un peu plus loin et je l'ai aperçu à travers les branches. La nouvelle hutte des castors trônait là, en plein milieu du marais, à deux pas des lignes humaines et de l'armée de tondeuses à gazon, nous signalant la limite à ne pas franchir.
Voilà une année qui commence très bien !



   
 

Neige à bonhomme


Hier, il tombait de la neige collante, de celle dont naissent les bonshommes. Comme de bien entendu, pas longtemps après qu'il eut neigé, nous avons eu la visite d'une de ces sympathiques créatures de l'hiver. Moi qui croyais qu'ils n'étaient attirés que par les enfants ! Même le pic mineur n'en revenait pas. Pourtant l'hiver, il connait ça.


Économie:1, Esthétique:0

L'acériculteur aussi veut son véhicule utilitaire sport full-equipped avec air climatisé pour les quinze jours de canicule, sa piscine creusée en attendant l'envie de se baigner, son système de cinéma maison HD Dolby Surround pour profiter de son abonnement couteux au câble et se créer de nouveaux besoins, son forfait cellulaire intelligent avec sms illimités partout en Amérique du Nord, et tout le reste.
Alors, il faut qu'elle coule, l'eau d'érable, et ne pas en perdre une goutte. Fini, la tournée des chaudières en métal qui brillaient au soleil: trop d'arbres, pas le temps. Vive les tubulures en plastique bleu ou vert et tant pis pour la beauté du sous-bois du moment que l'on a le profit.   
Cela ne l'empêche pas d'être insatisfait, l'acériculteur, et de ne pas venir à bout de ses traites. Il trouve que le sirop d'érable n'est pas assez cher. On le stocke pour maintenir les prix. Est-ce qu'un jour,  on détruira les surplus comme les européens le font avec le lait ? En attendant, on augmente la demande avec des bonnes campagnes de marketing. On paye des scientifiques pour lui trouver des vertus. Et quand on cherche, on trouve et on découvre que l'eau d'érable soigne le cancer et même le diabète, un comble. 


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