Mélilot jaune

Photo de AnRo0002 [CC0], via Wikimedia Commons
Melilotus officinalis (Fabacées) est aussi appelée Mélilot jaune, Petit-trèfle jaune, Couronne royale, Luzerne bâtarde, Trèfle des mouches ou Herbe aux puces.
Le mélilot est une plante bisannuelle originaire d’Eurasie, qui s’est naturalisée en Amérique du Nord, notamment au Québec. Il pousse dans les sols secs et ensoleillés tels que les prairies, les friches, les terrains vagues, le bord des routes et des chemins. Au Québec, le mélilot officinal se distingue du mélilot blanc (M. alba) par ses fleurs jaunes (blanches chez M. alba), entre autres.
On utilise les parties aériennes, qui sont anti-inflammatoires, antiœdémateuses, antispasmodiques, calmantes, diurétiques, veinotoniques et vulnéraires.
Parmi les principes actifs du mélilot, on trouve :
  • La coumarine (0,9 %) et ses dérivés, parmi lesquels la mélitonine (3,4-dihydrocoumarine) et le mélitoside (0,5 %) qui par hydrolyse et lactonisation donne de la coumarine.
Lorsque le mélilot est contaminé par un champignon, sa fermentation au moment du séchage produit un puissant anticoagulant, le dicoumarol, à partir duquel on a développé les médicaments comme la warfarine (Coumadin).
Contre l'insomnie, la nervosité, les névralgies, la toux spasmodique, les flatulences, l'athérosclérose, la phlébite, l'insuffisance veineuse (douleur, enflure et lourdeur des jambes, crampes nocturnes, démangeaison, varices) et les hémorroïdes.
Pour prévenir la thrombose.
  • Infusion de 0,2 à 1 g dans 150 ml d’eau, 2 ou 3 fois par jour.
Contre l'inflammation des yeux, les orgelets, les contusions et les plaies superficielles.
  • Compresse avec une infusion de 15 g par litre d’eau.
Le mélilot est contre-indiqué pour les femmes enceintes, celles qui allaitent et en cas de problèmes hépatiques. Il y a aussi un risque d’interaction avec les médicaments anticoagulants. L’apparition de maux de tête et de nausées est un signe de surdosage.



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