Faire l'amour comme un escargot

C'est compliqué.
Premièrement, la plupart des escargots sont hermaphrodites. Chaque individu produit à la fois des spermatozoïdes et des ovules, mais pas en même temps. Les spermatozoïdes arrivent à maturité avant les ovules; ce qui rend l'autofécondation impossible.Les escargots doivent donc s'accoupler. Pour ce faire, ils commencent par s'embrasser baveusement pendant des heures (entre 2 et 12 exactement).
Ensuite les choses dégénèrent rapidement. Près de la tête de celui que l'on désigne comme le mâle , une petite poche musculaire s'ouvre et projette un dard blanc et rigide dans son partenaire. Ce dard d'amour que les plus romantiques appelleront la flèche de Cupidon contient des hormones qui augmentent les probabilités de fécondation. Cette dernière peut se produire sans, mais elle sera moins fructueuse.
Pour la suite des choses, on revient dans la normalité...enfin c'est une façon de parler. Les deux partenaires déploient un pénis blanchâtre (visible sur la photo ci-dessous, à moins que ce soit le dard d'amour) et s'inséminent mutuellement. 



Gentlemen Only Ladies Forbidden

Il n' y a pas plus conservateur qu'un saule. Pour être sûr qu'il n'y ait pas de sexe avant le mariage, chacun vit sur un pied différent. C'est ce qu'on appelle la diécie, qui est pratiquée par les plantes dioïques. 
Rassurez-vous, il y a aussi des plantes dioïques, qui tolèrent les deux sexes sur le même pied à condition qu'il n'y ait pas de contact (mâles et femelles sont portées par des fleurs différentes). Et puis, il y a celles que le saule considère comme des dépravées: les plantes hermaphrodites qui ont des fleurs parfaites portant les deux sexes. Imaginez !

Châtons mâles de saule

Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

Ni les grenouilles des bois, même si c'est à s'y méprendre parfois.



Et puis, maintenant que son ménage est fait, la sittelle peut chanter elle aussi.


Le chant du cygne

Hier, j'ai eu le plaisir d'entendre chanter les rainettes faux-grillons, une espèce qui survit dans quelques lieux privilégiés du sud du Québec.
Mais pour combien de temps encore ? Les promoteurs immobiliers les ensevelissent sous des quartiers de Lego,  les terrains de golf les tapissent de vert et les empoisonnent pour des "pousseux de p'tites balles" qui se prennent pour des sportifs et le ministère des transports les asphalte pour faire passer nos véhicules vides de sens mais remplis d'ego.
Il y a quelques années, je m'endormais au chant de la rainette. Aujourd'hui, je marche quelques kilomètres pour aller les écouter. Demain, je regarderai cette vidéo pour me rappeler les beaux jours.



Ô Apidés

Fonzie fait déjà tourner ses moteurs. Espèce de "workaholic" !
En passant, l'abeille domestique (Apis mellifera) n'est pas une indigène en Amérique du Nord.

Ménage de printemps



Vue hier au parc-nature du Cap Saint-Jacques dans l'ouest de l'île de Montréal, cette sittelle à poitrine blanche a décidé que c'était le printemps. Plus loin, un coyote, probablement pressé de l'imiter, a traversé le chemin dans nos jambes à notre plus grande joie. Et aujourd'hui, une virée post-journée-de-travail au parc Michel Chartrand à Longueuil nous a permis d'observer un magnifique renard roux, une première dans ce lieu. Tout cela semble placer notre année sous le signe des mammifères prédateurs et c'est tant mieux car le lynx est sur notre liste depuis belle lurette.
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