Trekking day

Hier était une journée magnifique pour se promener au parc du Mont-Tremblant. L'observation d'un pic à dos noir et d'un vison d'Amérique furent les aubaines du jour, mais il y eut aussi des tarins des pins, un couple de durbecs des sapins et plein d'autres choses qui ne s'achètent pas.   

Tarins des pins
Pour faire la différence entre un vison et une loutre, il faut regarder le menton. S'il y a une tache blanche, c'est un vison.

Sans tuque ni mitaine,

À Saint-Bruno la montérégienne, j'ai rencontré madame Grand-Pic et deux harfangs m'en revenant.


Angélique chinoise

Angelica sinensis (Apiacées) est aussi appelée Angélique de Chine.
L’angélique chinoise est une grande plante vivace originaire de Chine. Elle a des propriétés voisines de l’espèce européenne, l’angélique officinale. Elle est surtout utilisée pour traiter les troubles féminins alors que l’espèce européenne sert principalement à traiter les troubles digestifs.
On utiliser la racine qui est analgésique, antispasmodique, emménagogue, œstrogénique et tonique pour l’utérus
Parmi les principes actifs de l’angélique chinoise, on trouve :
  • Une huile essentielle à phtalides, dont le ligustilide (5 % de la racine) et l’angélicide, et à terpènes (cadinène, carvacrol et ocinène).
  • Des coumarines : l’ombelliférone, l’angélol et l’angélicone.
  • L’acide férulique.
Contre les symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur), les règles irrégulières, l’aménorrhée, la dysménorrhée, le syndrome prémenstruel, l’anémie, les douleurs rhumatismales, les douleurs abdominales, la constipation et les douleurs hépatiques.
  • Racine séchée à raison de 4,5 à 9 g par jour
  • Infusion de 1 à 3 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Vin d’angélique (1:5, 15 jours) à raison de 30 ml par jour.
L’angélique chinoise est contre-indiquée en cas de diarrhée. Elle ne doit pas être utilisée pendant la grossesse ou l’allaitement. Elle peut interagir avec les traitements anticoagulants.



Parc national des Îles-de-Boucherville


Contrat d'écriture, projet personnel, spleen saisonnier font en sorte que j'ai moins le temps et l'envie d'alimenter ce carnet. Cela ne m'empêche pas de faire l'école buissonnière. Et puisqu'El Nino retient l'hiver quelque part, je serais fou de ne pas en profiter. En cette saison, la faune se fait plus rare, mais elle est plus amicale; surtout si on prend soin d'emporter quelques graines de tournesol noires. 

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À Saint-Hubert, cette fin de semaine...

...pas de poulet, mais deux harfangs des neiges attendant patiemment la neige pour passer inaperçus

Boswellie

Photo de Dinesh Valke,
de Thane, India (Kungilyam (Malayalam))
[CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons
Boswellia serrata (Burséracées) est aussi appelée Encens indien, Encens d’Inde ou Boswellia.
Le boswellie est un arbre originaire des régions arides de l’Inde, qui a été introduit en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Il se caractérise par des feuilles composées formant des «plumeaux» à l’extrémité des rameaux, par des grappes de petites fleurs blanches et par une exfoliation spontanée de l’écorce des jeunes rameaux.
On utilise la résine, recueillie en entaillant l’écorce, qui est anti-inflammatoire et immunostimulante.
Parmi les principes actifs du boswellie, on trouve:
  • Des acides boswelliques, qui sont des triterpènes auxquels on attribue les effets anti-inflammatoires.
  • Une huile essentielle (5 à 9 %) à α-thuyène (50 à 60 %)
Contre les maladies inflammatoires pulmonaires (asthme, bronchite, broncho-pneumopathie obstructive), les inflammations du système digestif (maladie de Crohn, colite ulcéreuse), la diarrhée, l’inflammation des articulations (arthrite, arthrose, bursite, tendinite).
  • Extrait normalisé à 37,5 % d’acides boswelliques, à raison de 300 à 500 mg, 3 fois par jour.
Contre les douleurs articulaires, les ecchymoses, l’acné, les furoncles et les infections fongiques.
  • Résine appliquée sur la peau.
En l’absence de données toxicologiques, les femmes enceintes et celles qui allaitent ne devraient pas utiliser le boswellie.



Bonne nuit !

C'était il y a trois semaines. Le tamia rayé s'activait à rassembler tout ce qui lui permettra de survivre à une hibernation souterraine de quelques mois. Confortablement installé dans sa chambre tapissée d'herbes séchées, il se réveillera tous les 6 jours pour faire un brin de toilette et grignoter deux, trois bricoles, histoire de tenir jusqu'au printemps.  


Ça n'a pas de sens


"Mais qu'est ce qui n'a pas de sens ?" se demandait un dieu aussi hypothétique que désespéré en contemplant ses créations. Cette chenille d'Halisodote maculée (Lophocampa maculata) ou ces hommes qui s'entretuent en mon nom ? La chenille soucieuse de ne pas laisser son créateur dans l'embarras reprit alors son chemin. 


Viorne

Viburnum opulus (Caprifoliacées) appelée Viorne obier, Viburnum prunifolium appelée Viorne à feuilles de prunier et Viburnum trilobum appelée Viorne trilobée ou Pimbina.
La viorne est un arbuste à floraison blanche des régions tempérées d’Europe et d’Amérique du Nord. La viorne à feuille de prunier est originaire du centre-est des États-Unis et a été introduite en Europe comme arbuste ornemental tandis que la viorne obier a fait le chemin inverse pour les mêmes raisons. La viorne trilobée, quant à elle, pousse dans l’est du Canada et des États-Unis.
On utilise l'écorce, qui est antispasmodique, astringente et hémostatique.
Parmi les principes actifs de la viorne, on trouve :
  • Des iridoïdes dont le patrinoside.
  • Des coumarines telles que l’aesculétine, la scopolétine et la scopoline.
  • Des triterpènes dont l’acide ursolique.
  • Des flavonoïdes dont l’amentoflavone.
Contre la dysménorrhée (crampes menstruelles), les contractures musculaires, l'asthme et les coliques.
  • Décoction (10 minutes) de 1 à 5 g d'écorce, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 70 %) à raison de 4 à 8 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 70 %) à raison de 5 à 10 ml, 3 fois par jour.
En l’absence de données cliniques et toxicologiques, la prudence est de mise. Les femmes enceintes et celles qui allaitent ne devraient pas l’utiliser.



Vigne

Photo de Wolfgang Lendl [GFDL or CC-BY-SA-3.0]
via Wikimedia Commons
Vitis vinifera (Vitacées) est aussi appelée Vigne cultivée, Vigne commune ou Vigne à raisin.
La vigne est une liane originaire du sud-ouest de l’Asie, d’Europe centrale et du bassin méditerranéen. Ses nombreuses variétés sont aujourd’hui cultivées dans le monde entier.
On utilise les feuilles, les raisins rouges et les pépins, qui sont anti-inflammatoires, astringents et veinotoniques.
Parmi les principes actifs de la vigne, on trouve :
  • Des anthocyanosides (0,3 % des feuilles) qui ont des effets veinotoniques.
  • Des acides phénoliques dans les feuilles et dans les fruits : l’acide caféique, l’acide gallique, l’acide ellagique et l’acide férulique entre autres.
  • Des flavonoïdes (antioxydants) dans les feuilles et dans les fruits.
  • Des tanins hydrolysables dans les feuilles et condensés dans les fruits.
  • Des proanthocyanidines et des anthocyanidines (antioxydantes et veinotoniques) dans les fruits.
  • Le resvératrol dans les fruits.
Contre l'insuffisance veineuse (jambes lourdes, varices, couperose) la fragilité des capillaires sanguins, les troubles postphlébitiques, les hémorroïdes, la cellulite, les tuméfactions, la rétention d'eau, l'œdème, l'hypertension, les troubles de la ménopause et de la puberté, les troubles menstruels et la diarrhée.
  • Feuilles séchées à raison de 270 à 350 mg, 3 à 5 fois par jour.
  • Infusion de 6 g de feuilles dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Extrait de pépin à raison de 150 à 300 mg par jour.
  • Extrait de feuilles à raison de 360 à 720 mg par jour.
  • Décoction de 15 g de feuilles de vigne, 15 g de fleur de sureau et 15 g d'aubier de tilleul dans un litre d'eau, à boire dans la journée entre les repas pendant 10 à 30 jours (rétention d'eau).
Contre les éblouissements, la conjonctivite, les plaies suppurantes, la couperose et les hémorroïdes.
  • Sève appliquée sur les plaies ou diluée de moitié dans l'eau bouillie (conjonctivite).
  • Cataplasme de feuilles.
La vigne pourrait interagir avec les traitements anticoagulants. À fortes doses, elle pourrait provoquer des maux d’estomac.



Verveine officinale

Photo de H. Zell [GFDL or CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Verbena officinalis (Verbénacées) est aussi appelée Verveine sauvage, Herbe aux sorcières Guérit-tout ou Herbe sacrée.
La verveine est une plante herbacée et vivace des régions tempérées d’Europe. Les tiges dressées et très ramifiée peuvent s’élever jusqu’à un mètre de haut et produisent à leur extrémité des épis de petites fleurs roses ou mauves.
On utilise les parties aériennes, qui sont antalgiques, anti-inflammatoires, digestives, expectorantes, sédatives et vulnéraires.
Parmi les principes actifs de la verveine, on trouve :
  • Des flavonoïdes dont l’apigénine et l’artémétine.
  • Des iridoïdes : la verbénaline (expectorante), l’invertine, la mulsine, la verbénine et l’hastatoside.
  • Une huile essentielle à verbénone.
Contre la dépression, l'anxiété, la céphalée, la digestion difficile, les flatulences, l'asthénie, la fièvre, les règles douloureuses avec migraine et les névralgies.
  • Infusion de 2 à 4 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Décoction (10 secondes) de 7 g dans 150 ml d’eau (après avoir laissé macérer à froid pendant 10 minutes), 4 fois par jour, en dehors des repas.
  • Teinture (1:1 éthanol à 40 %) à raison de 5 à10 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
Contre les plaies, les foulures, les ecchymoses, la cellulite, l'asthénie, la migraine, l'halitose et la gingivite.
  • Compresse avec une décoction de 50 g par litre d’eau.
  • Bain de bouche et gargarisme avec la décoction.
  • Cataplasme chaud de feuilles bouillies contre la cellulite.
  • Bain en ajoutant 2 litres d’une décoction de 100 g par litre d’eau.
En l’absence de données toxicologiques et en raison d’un effet abortif présumé, les femmes enceintes ne devraient pas utiliser la verveine.



Véronique

Photo de H. Brisse [GFDL or CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons
Veronica officinalis (Scrophulariacées) est aussi appelée Véronique officinale, Herbe aux ladres, Véronique mâle ou Thé d'Europe.
La véronique est une petite plante rampante et vivace originaire des régions tempérées froides d’Eurasie et naturalisée en Amérique du Nord, notamment au Québec. Elle forme des tapis dans les endroits ensoleillés. Les feuilles sont duveteuses.
On utilise toute la plante, qui est digestive, expectorante, stomachique et vulnéraire.
Parmi les principes actifs de la véronique, on trouve :
  • Des iridoïdes : l’aucubine, le catalpol, le véronicoside, le verproside et le ladroside.
  • Des flavonoïdes dont l’apigénine et la scutellarine.
  • Des tanins.
Contre l'œdème, les troubles digestifs, l'insuffisance biliaire, les crampes d'estomac, l'aérophagie, l’asthme, la toux, la bronchite, le rhume et la trachéite.
  • Infusion de 1 à 2 g dans 150 ml d’eau, 1 à 3 fois par jour.
  • Teinture de plante hachée fraîche (1:5 vin blanc) à raison de 5 ml avant chaque repas.
Contre les maladies de peau chroniques (eczéma, prurit), le muguet, les aphtes et l'angine.
  • Compresse ou bain de bouche avec une décoction (5 minutes) de 80 g de plante entière par litre d’eau ; on peut ajouter 20 g de pensée sauvage.
La véronique est tombée en désuétude, et il n’existe pas d’étude clinique et toxicologique (à ma connaissance) permettant de valider ses usages et son innocuité.



Vergerette du Canada

Photo de Michael Becker
 [GFDL or CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons
Conyza canadensis (Astéracées) est aussi appelée Érigéron du Canada ou Vergerolle du Canada.
La vergerette est une plante herbacée annuelle très commune, qui pousse de l’Amérique du Sud jusqu'au Canada. Introduite en Europe au XVIIème siècle, elle est aujourd’hui répandue dans tout le continent eurasiatique.
On utilise les parties aériennes, qui sont anti-inflammatoires, antirhumatismales, astringentes, diurétiques et hémostatiques.
Parmi les principes actifs de la vergerette, on trouve :
  • Une huile essentielle à limonène, terpinéol et linalol.
  • Des flavonoïdes dont l’apigénine, le quercitroside, et la rutine.
  • Des tanins.
Contre la diarrhée, la goutte, les rhumatismes, la lombalgie, les saignements (hémorroïdes),  la cystite, l'albuminurie, les néphrites, la lithiase urinaire et la cellulite.
  • Infusion de 2 à 4 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
En l'absence de données toxicologiques, la prudence est de mise.



Valériane

Valeriana officinalis (Valerianacées) est aussi appelée Valériane officinale, Valériane des collines, Valériane à petites feuilles, Guérit-tout, Herbe aux chats, Herbe à la femme meurtrie ou Herbe à la menstrue.
La valériane est une plante vivace originaire d’Europe et naturalisée en Amérique du Nord, notamment au Québec. Elle est commune dans les prés humides et au bord des ruisseaux. Sa longue tige (1 à 1,5 mètres) cannelée et creuse porte à son extrémité des fleurs rosâtres ou blanchâtres groupées en une inflorescence compacte qui ressemble aux ombelles des apiacées (carotte), mais qui est en réalité un corymbe. Sa racine a une odeur caractéristique qui s'intensifie en séchant.
On utilise le rhizome et les racines, qui sont anticonvulsifs, antispasmodiques, hypnotiques, hypotensifs et sédatifs.
Parmi les principes actifs de la valériane, on trouve :
  • Les valépotriates, un mélange d’iridoïdes instables qui se dégradent au séchage en baldrinal et ses dérivés dont l’acide valérianique et l’acide isovalérianique. L’odeur particulière de la racine séchée est en partie due à l’acide isovalérianique.
  • Des alcaloïdes dont l’actinidine, la valérianine et la valérine.
  • Une huile essentielle (0,5 à 2 % de la racine) contenant plusieurs monoterpènes et sesquiterpènes, dont l’acide valérénique.
Il semble que l’effet sédatif de la valériane ne puisse être attribué à un composé unique, car il a été observé aussi bien avec les valépotriates ou leurs produits de dégradation qu’avec l’huile essentielle.
Contre l'hystérie, les convulsions (épilepsie), l'anxiété, la nervosité, le stress, les palpitations, l'insomnie, les douleurs (douleurs gastro-intestinales, céphalée, douleurs menstruelles, douleurs rhumatismales), les spasmes nerveux et musculaires (hoquet, crampes nocturnes dans les jambes), l'asthme et la neurasthénie.
  • Racine pulvérisée à raison de 1 à 3 g, une heure avant de se coucher.
  • Infusion de 1 à 3  g de racine  dans 150 ml d’eau, 1 à 3 fois par jour; prendre 150 ml, 30 à 60 minutes avant de le coucher (insomnie).
  • Décoction (3 minutes) de 1 à 3  g de racine dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 70 %) à raison de 3 à 5 ml, 1 à 3 fois par jour ou 1 fois, 30 à 60 minutes avant le coucher (insomnie).
Contre les douleurs musculaires et la tension nerveuse.
  • Bain calmant avec une infusion de 100 g de racines dans 2 litres d’eau ajoutée à l'eau du bain bien chaude.
  • Compresse avec une décoction de 100 g de racine par litre d’eau ou avec une infusion (12 heures) de 100 g par litre d’eau.
  • Cataplasme de 25 g de feuilles hachées rapidement bouillies dans 250 ml d'eau.
La valériane pourrait être confondue avec des espèces d’apiacées (ombellifères) toxiques qui peuvent pousser dans le même environnement ; faire attention à la cueillette. Son usage peut entraîner une accoutumance et il vaut mieux l’utiliser sur des périodes courtes (10 jours) entrecoupées de périodes d’abstinence. Il vaut mieux éviter les activités nécessitant une attention soutenue en raison de son effet sédatif (effet qui peut s'ajouter à ceux d'autres plantes ou médicaments calmants). La valériane peut provoquer des maux de tête et des troubles digestifs mineurs. Elle ne doit pas être utilisée en même temps que des médicaments ayant des effets dépresseurs sur le système nerveux central (anxiolytiques, benzodiazépines, etc.).



Trèfle rouge

Trifolium pratense (Fabacées) est aussi appelée Trèfle commun, Trèfle des prés ou  Trèfle violet.
Le trèfle rouge est une plante vivace originaire d’Eurasie. Cultivé comme plante fourragère, il s’est naturalisé sur d’autres continents, notamment en Amérique du Nord.
On utilise les fleurs, qui sont astringentes, dépuratives et oestrogéniques
Parmi les principes actifs du trèfle rouge, on trouve :
  • Des coumarines dont la coumarine et le médicagol.
  • Des isoflavonoides parmi lesquels la biochanine A, la daïdzéine, la formononétine, la génistéïne qui sont aussi appelés phytoestrogènes en raison de leurs propriétés oestrogéniques
  • Des flavonoides : l’isorhamnétine, la kaempférol, la quercétine et leur dérivés glycosylés.
  • Des saponines : les soyasapogénols B à F.
  • Une huile essentielle à furfural.
  • L’acide salicylique.
Contre les dermatoses chroniques (eczéma, psoriasis), la fatigue liée à une infection ou à un déséquilibre glandulaire, la toux, les complications de la ménopause (ostéoporose, bouffées de chaleur), la cystite et les cancers hormonodépendants (sein).
  • Infusion de 4 g de fleurs dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:10 éthanol à 45 %) à raison de 1 à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 1,5 à 3 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait normalisé à raison de 40 à 80 mg d’isoflavones par jour.
Contre les abcès, les kystes, les plaies infectées et l'eczéma.
  • Compresse avec une décoction de 40 g par litre d’eau.
L’usage du trèfle rouge est contre-indiquée aux femmes enceintes, à celles qui allaitent et aux femmes qui ont des antécédents de cancer du sein.



Tormentille

Photo de Tigerente
[GFDL, CC-BY-SA-3.0 or CC BY 2.5], via Wikimedia Commons
Potentilla erecta (Rosacées) est aussi appelée Potentille dressée ou Herbe de Sainte-Catherine. Potentilla anserina appelée Potentille ansérine, Ansérine, Potentille des oies ou Argentine a des effets similaires, mais moins puissants.
La tormentille est une plante rampante des régions tempérées d’Eurasie qui pousse dans les terrains herbeux et secs. Naturalisée en Amérique du Nord, la potentille ansérine se distingue de sa congénère par ses feuilles à nombreuses folioles dentées (9 à 11) et tomenteuses.
On utilise le rhizome et les parties aériennes, qui sont anti-inflammatoires, astringents, hémostatiques et hypotenseurs.
Parmi les principes actifs de la tormentille, on trouve :
  • Des tanins (15 à 22 %) : des procyanidines, l'agrimoniine, la pédonculagine et les lévigatines B et F.
  • Des flavonoïdes : le kaempférol, des catéchines.
  • Des saponines : l'acide quinovique, l'acide tormentillique et le tormentoside.
Contre l'hypertension, les hémorragies, la diarrhée, la gastro-entérite, les règles abondantes, les inflammations de la gorge et de la bouche (aphte, gingivite, amygdalite, pharyngite), la fatigue et la tuberculose.
  • Infusion de 2 à 4 g de parties aériennes séchées dans 150 ml d’eau, 2 à 3 fois par jour.
  • Décoction (10 minutes) de 2 à 3 g de rhizome séché dans 150 ml d’eau (après avoir fait macérer 15 minutes dans l'eau), 2 à 3 fois par jour.
  • Extrait liquide de rhizome (1 :1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture de rhizome (1:5 éthanol à 45-70 %) à raison de 2 à 4 ml par jour, 3 fois par jour.
Contre les hémorroïdes, les hémorragies, les ecchymoses, les plaies, les brûlures, les ulcères variqueux, les dermatoses, la pyorrhée, les inflammations de la bouche et de la gorge (aphtes, gingivite, amygdalite, pharyngite) et les taches de rousseur.
  • Gargarisme, bain de bouche, compresse avec une décoction de 100 g par litre d’eau.



Tilleul

Photo de Hendrik Falk [CC-BY-SA-2.5], via Wikimedia Commons
Tilia cordata (Tiliacées) est aussi appelée Tilleul des bois, Tilleul à petites feuilles ou Tilleul à feuilles en cœur. Tilia platyphyllos appelée Tilleul à grandes feuilles, Tilia tomentosa appelée Tilleul argenté, Tilia x europaea appelée Tilleul commun ou Tilleul d’Europe et Tilia americana appelée Tilleul d’Amérique ont les mêmes propriétés.
Le tilleul est un arbre à feuilles caduques des régions tempérées de l’hémisphère nord. T. cordata et T. europaea sont des espèces européennes cultivées ailleurs, notamment en Amérique du Nord comme arbres ornementaux. T. americana est une espèce de l’est de l’Amérique du Nord, présente au Québec.
On utilise les fleurs, qui sont antispasmodiques, astringentes, diurétiques, hypotensives, sédatives et sudorifiques, ainsi que l’aubier, qui est antispasmodique, cholérétique, hypocholestérolémiant et hypotenseur.
Parmi les principes actifs du tilleul, on trouve :
  • Des flavonoïdes dans la fleur parmi lesquels la myricétine, le kaempférol et la quercétine.
  • Une huile essentielle (0,02 à 0,1 % de la fleur) composée de linalol, géraniol, cinéole, carvone, camphre, thymol, carvacrol, citral, citronellal, citronellol, eugénol, limonène, nérol, pinène, terpinéol et farnésol. On lui attribue un effet sédatif.
  • Des proanthocyanidines.
  • Des tanins dans la fleur et l’écorce.
  • Des mucilages (3 à 10 % de la fleur).
  • Des coumarines dans l’écorce parmi lesquelles le fraxoside (analgésique et anti-inflammatoire) et l’esculoside (cholérétique et veinotonique).
  • L’acide chlorogénique et l’acide caféique.
  • Le phloroglucinol (antispasmodique) dans l’écorce.
Contre le rhume, l'angoisse, la nervosité, le stress, l'insomnie, l'hystérie, les palpitations, les vertiges, la céphalée, les spasmes musculaires, l'albuminurie, la rétention d'eau, la lithiase rénale, la colique néphrétique, la colique hépatique, l'hypertension associée à la tension nerveuse et à l'athérosclérose.
Pour prévenir l'athérosclérose. 
  • Infusion de 2 à 4 g de fleurs dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Décoction (10 min) de 3 à 6 g d'écorce dans 150 ml d’eau, avant chaque repas pendant 10 à 30 jours; laisser infuser 1 après avoir retiré du feu (diurétique et drainage de la vésicule).
  • Extrait liquide de fleurs (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 1 à 2 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 45 %) de fleurs à raison de 1 à 2 ml, 1 à 2 fois par jour.
Contre les spasmes musculaires, les infections oculaires, la peau sèche, les taches brunes sur la peau, les hémorragies, les plaies infectées, les abcès, les ulcères et les brûlures.
  • Cataplasme de feuilles bouillies.
  • Bain dans lequel on ajoute 2 litres d'une décoction de 15 g de fleurs par litre d’eau.
  • Compresse avec une décoction de 20 g de fleurs par litre d’eau.



Théier

Image: zirconicusso - FreeDigitalPhotos.net
Camellia sinensis (Théacées) est aussi appelé Thé.
Le théier est un arbre à feuilles persistantes qui peut atteindre 10 à 15 m de hauteur quand on ne le taille pas pour faciliter la récolte des feuilles. Originaire des montagnes du sud-est de la Chine, il a été introduit en Afrique, en Inde et en Amérique du Sud.
La couleur du thé (blanc, vert, ou noir) correspond au degré de fermentation qu'il subit au cours de son conditionnement. Sa composition chimique et ses propriétés en sont affectées; le thé blanc est moins fermenté et plus anti-oxydant alors que le thé noir est plus fermenté et plus relaxant.
On utilise les feuilles, auxquelles on ajoute parfois les bourgeons, qui sont anti-inflammatoires, antibiotiques, antioxydantes, anticancéreuses, neuroprotectrices, ostéogéniques et stimulantes.
Parmi les principes actifs du thé, on trouve:
  • Des méthylxanthines dont la caféine (une feuille de thé vert séchée en contient de 0,5 % à 10 %), la théobromine (0,15 à 0,2 %) et la théophylline (0,02 à 0,04 %).
  • Des flavonoïdes dont l'épigallocatéchine (EGC), l'épigallocatéchine-3-gallate (EGCg), l’apigénine, l’isoschaftoside, la vicénine-3 et le quercétol, auxquel on attribue les effets a plupart des effets du thé: une feuille de thé vert séchée contient de 15 à 30 % de catéchines, dont 50 à 75 % d’EGCg.
  • Des acides aminés dont la théanine (3 %) à laquelle on attribue l’effet neuroprotecteur et un effet relaxant.
  • Des proanthocyanidines.
  • Des acides phénoliques dont l’acide gallique et l’acide chlorogénique.
  • Une huile essentielle.
Pour prévenir le déclin des fonctions cognitives, les maladies cardiovasculaires, le cancer, la carie dentaire, la parodontite et la gingivite.
Contre la somnolence, l'obésité, l'hypercholestérolémie, la nervosité, le diabète, l'ostéoporose et la diarrhée.
  • Infusion à raison de 3 à 10 tasses de thé par jour.
Contre les condylomes.
  • Cataplasme avec des feuilles de thé.
En raison de sa teneur en caféine, les précautions et les restrictions qui s’appliquent à l’usage du thé sont les mêmes que pour le café. Il peut amplifier les problèmes de nervosité, d’anxiété et d’insomnie. Il pourrait aussi interférer avec les traitements anticoagulants.



Symplocarpe

Symplocarpus foetidus (Aracées) est aussi appelée Symplocarpe fétide, Tabac du diable ou Chou puant.
Le symplocarpe est une plante vivace herbacée des marais et des sous-bois humides de l’est de l’Amérique du Nord. L’inflorescence apparait tôt au printemps, avant les feuilles.
On utilise la racine et le rhizome qui sont antispasmodiques et expectorants.
Parmi les principes actifs du symplocarpe, on trouve :
  • Une huile essentielle de composition indéterminée, dans la racine.
  • La sérotonine dans les feuilles.
Contre la bronchite, la toux et l'asthme.
  • Infusion ou décoction de 0,5 à 1 g de racine dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:10 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 0,5 à 1 ml, 3 fois par jour.
Aucune étude ne permet de valider les usages traditionnels et en l’absence de données toxicologiques, il convient de l’utiliser avec précaution. Les femmes enceintes et celles qui allaitent ne devraient pas l’utiliser. Par ailleurs, le symplocarpe peut provoquer des nausées, des vomissements et des maux de tête.



Souci

Photo de Ernst Schütte
[GFDL or CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons
Calendula officinalis (Astéracées) est aussi appelée Souci officinal ou Souci des jardins.
Le souci est probablement originaire du sud de l’Europe, mais il est cultivé et a été propagé depuis tellement longtemps qu’il est difficile d’en situer l’origine exacte. On le fait pousser aujourd’hui dans toutes les régions tempérées du monde. Plante vivace à courte durée de vie, il est généralement cultivé comme une annuelle.
On utilise les fleurs récoltées dès leur éclosion, qui sont anti-inflammatoires, antibiotiques, antifongiques, antispasmodiques, antivirales, cicatrisantes, emménagogues, hémostatiques, immunostimulantes et sudorifiques.
Parmi les principes actifs du souci, on trouve :
  • Des flavonoïdes (0,8 %) parmi lesquels l’isorhamnétine, la quercétine et leurs glucosides.
  • Les polysaccharides PS-I, PS-II et PS–III (15 %).
  • Des terpènes incluant des alcools libres ou estérifiés (α-amyrine, β-amyrine, lupéol, longispinogénine, arnidiol, bréïne, calenduladiol, érythrodiol, faradiol, hélantriol A1, B0, B1 and B2, lupéol, maniladiol, ursadiol) et des saponines (calendulosides C–H).
  • Une huile essentielle (0,3 %) composée entre autres de cadinol, de menthone, d’isomenthone, de caryophyllène, d’ α-ionone et de β-ionone.
  • Des caroténoïdes (4,7 %).
  • La calenduline.
Contre les douleurs hépatiques et biliaire, la lithiase biliaire, les douleurs menstruelles (dysménorrhée), les règles irrégulières (aménorrhée), la ménopause, les infections et les inflammations gastro-intestinales (gastrite, proctite), les spasmes gastro-intestinaux, l'ulcère gastroduodénal, l'épistaxis, les varices, les ulcères variqueux, les hémorroïdes, le lymphœdème, la fièvre et la goutte.
  • Infusion de 1 à 4 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 90 %) à raison de 0,3 à 1,2 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 40 %) à raison de 0,5 à 1 ml, 3 fois par jour.
Contre les inflammations de la peau et des muqueuses de la bouche et de la gorge, les plaies qui guérissent mal, les ulcères variqueux, les brûlures, les ecchymoses, les engelures, les infections de la peau (impétigo), les abcès, l'eczéma, les croûtes de lait, les cors, les durillons, les verrues, la conjonctivite et les douleurs rhumatismales.
  • Compresse avec une infusion de 25 g par litre d’eau ou avec la teinture diluée dans l'eau (1:3).
  • Cataplasme de feuilles fraîches.
  • Lotion avec une décoction (5 minutes) de 100 g par litre d’eau.
  • Bain de bouche ou gargarisme avec l'infusion ou avec 2 à 4 ml de teinture dilués dans 250 ml d'eau.
  • Huile, crème ou onguent avec 2 à 5 % de souci.
Il est recommandé de faire un usage modéré du souci par voie interne; pas plus d'une semaine sur une base quotidienne et attendre six semaines avant d'en reprendre. Les femmes enceintes et celles qui allaitent ne devraient pas l'utiliser.



Sisymbre

photo de Olivier Pichard
[CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Sisymbrium officinale (Brassicacées) est aussi appelée Sisymbre officinal, Érisymum, Barbarée, Julienne jaune, Vélar officinal, Vélar Grand Vélar ou Herbe au chantre.
D’origine européenne, le sisymbre est une plante très commune en Amérique du Nord. Elle pousse dans les terrains vagues, les décombres, les bordures de chemin. Sa tige velue et rêche au toucher porte des petites fleurs jaunes à l’extrémité de ses ramifications. La plante peut facilement être confondue avec d’autres plantes de la même espèce.
On utilise les parties aériennes, qui sont antitussives, expectorantes et mucolytiques.
Parmi les principes actifs du sisymbre, on trouve :
  • Des glucosinolates (0,6 à 1 % des parties aériennes) dont la sinigrine et les isothiocyanates qui en dérivent.
  • Des mucilages (environ 10 %).
  • Des glucosides cardiaques.
Contre la bronchite, la laryngite, l’angine, l’enrouement, l'aphonie et la toux.
  • Infusion de 2 g dans 150 ml d’eau, 3 à 4 fois par jour.
  • Sirop (100 %) obtenu à partir d’une décoction de sisymbre (3 %) et de réglisse (1 %) ; prendre 45 à 60 ml par jour.
En l’absence de données toxicologiques, il convient d’utiliser le sisymbre avec prudence, en particulier les personnes ayant des problèmes cardiaques ou suivant un traitement à base de glucosides cardiaques.



Scutellaire latériflore

Photo de Rolf Engstrand
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Scutellaria lateriflora (Lamiacées) est aussi appelée Scutellaire casquée.
Pré
sente au Québec, la scutellaire latériflore est une espèce d’Amérique du Nord qui pousse dans les lieux ensoleillés et humides. C’est une plante vivace à tiges dressées et ramifiées qui peuvent atteindre 60 à 80 cm de haut. Elle produit en été des grappes de petites fleurs roses à mauves alignées d’un seul côté de la hampe florale.
On utilise les parties aériennes récoltées sur des plants de deux ou trois ans, qui sont anticonvulsivantes, antispasmodiques, anxiolytiques et sédatives.
Parmi les principes actifs de la scutellaire, on trouve :
  • Des flavonoïdes dont la scutellarine, la scutellaréïne, l’apigénine, l’hispiduline et la lutéoline.
  • Des iridoïdes dont le catalpol.
  • Une huile essentielle à limonène, terpinéol, cadinène, caryophyllène, farnesène et humulène.
Contre l'agitation, la nervosité, l’anxiété, l'insomnie, les contractures musculaires, les spasmes, les douleurs névralgiques et les douleurs prémenstruelles.
  • Infusion de 1 à 2 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 1 à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
En l’absence de données toxicologiques, l’usage de la scutellaire latériflore n’est pas recommandé aux femmes enceintes ou à celles qui allaitent. Des cas d’hépatites ont été rapportés à la suite de l’utilisation de préparations commerciales adultérées avec la germandrée petit-chêne (Teucrium chamaedrys).



Scutellaire du Baïkal

Photo de Dalgial [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Scutellaria baicalensis (Lamiacées).
La scutellaire du Baïkal est une plante vivace d’Asie (Russie, Chine, Corée et Japon) où elle pousse sur les terrains ouverts et ensoleillés C’est une plante arbustive qui peut atteindre 1,20 m et produit des grappes de fleurs mauves.
On utilise la racine récoltée sur des plants de 3 à 4 ans, qui est antiallergique, anti-inflammatoire, antivirale, hépatoprotectrice et sédative.
Parmi les principes actifs de la scutellaire, on trouve :
  • Des flavonoïdes dont la baïcaline (14 %), la baïcaleïne (5 %), la wogonine (0,7 %) et le wogonoside (4 %), auxquels on attribue les effets anti-inflammatoires.
Contre la toux (bronchite), la fièvre, les infections gastro-intestinales (dysenterie), les manifestations allergiques (asthme, rhume des foins, eczéma, urticaire), l’hypertension, l’artériosclérose, l’insuffisance veineuse (varices), la fragilité des vaisseaux capillaires et les contusions.
  • Infusion de 1 à 3 g de racine séchée dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Décoction de 1 à 3 g de racine séchée dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
Contre les contusions.
  • Compresse avec l’infusion
  • Cataplasme avec la racine.
En l’absence de données toxicologiques, les femmes enceintes et celles qui allaitent ne devrait pas l’utiliser.



Scrofulaire

Photo de Luc Viatour
 [GFDL, CC-BY-SA-3.0 or CC BY-SA 2.5-2.0-1.0] 
via Wikimedia Commons
Scrophularia nodosa (Scrophulariacées) est aussi appelée Scrofulaire des bois, Herbe aux écrouelles ou Scrophulaire noueuse. Scrofularia auriculata appelée Scrofulaire à oreillettes ou Scrofulaire aquatique a des propriétés identiques.
La scrofulaire noueuse est une plante vivace des régions tempérées d’Eurasie qui a été introduite en Amérique du Nord ; on la trouve au Québec. Elle pousse dans les lieux humides, en bordure des fossés ou des rivières.
On utilise les parties aériennes, qui sont anti-inflammatoires, cardiotoniques, laxatives et vulnéraires.
Parmi les principes actifs de la scrofulaire, on trouve :
  • Des flavonoïdes parmi lesquels la diosmétine, la diosmine et l’acacétine.
  • Des iridoïdes dont l’aucubine, l’harpagide, l’harpagoside et le procumboside auxquels on attribue les effets purgatifs et cardiotoniques.
Contre l'arthrite, la constipation et le diabète.
  • Infusion de 2 à 8 g dans 150 ml d’eau, une fois par jour.
  • Teinture (1:10 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 4 ml par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 8 ml par jour.
Contre les dermatoses (eczéma, psoriasis, mycose), le prurit, les kystes, les nodules, les indurations, les ulcères, les plaies et l'adénite.
  • Cataplasme de plante fraîche.
  • Onguent obtenu en ajoutant 10 g de poudre de feuilles à 10 g de suif et 20 g de saindoux fondu.
La scrofulaire est contre-indiquée en cas de tachycardie ou de problèmes cardiaques.



Saule

Photo de MPF [GFDL or CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons
Salix alba (Salicacées), appelée aussi Saule blanc, Saule vivier, Saule argenté, Saule commun ou Osier blanc, ainsi que S. daphnoides appelée Saule à feuilles de Laurier, Saule à bois glauque, Saule précoce, Saule noir ou Saule faux Daphné, S. fragilis appelée Saule fragile ou Saule cassant, S. pentandra appelée Saule-laurier ou Saule odorant et S. purpurea appelée Saule pourpre, Osier rouge ou Osier pourpre.
Il existe plus de 300 espèces de saules qui peuplent les régions tempérées ou froides de l’hémisphère nord. Certains sont des arbrisseaux nains, d’autres des arbustes ou des arbres. Le saule blanc pousse en Europe, mais il a été introduit ailleurs, notamment en Amérique du Nord.
On utilise l'écorce des branches de 2 ou 3 ans récoltées au printemps, qui est analgésique, anti-inflammatoire, antipyrétique, antirhumastimale et astringente.
Parmi les principes actifs du saule, on trouve:
  • Des salicylates comprenant la salicine (entre 0,5 à 10 % selon les espèces), la salicortine, la trémulacine, le saliréposide, la picéïne, la triandrine et leurs dérivés.
  • Des flavonoides.
  • Des tanins.
Contre l'inflammation et la douleur (dorsalgie, myalgie, mal de tête), les rhumatismes (arthrite), la dyspepsie, les règles douloureuses, la goutte, la diarrhée, la grippe, la congestion des voies respiratoires et la fièvre.
  • Poudre d’écorce à raison de 1 à 3 g, 3 fois par jour.
  • Décoction (5 minutes) de 1 à 3 g d'écorce dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 1 à 3 ml, 3 fois par jour.
  • Vin de saule (1:13, 15 jours) à raison de 30 ml avant les repas, 3 fois par jour (migraine, maux d'estomac ou rhumatisme).
  • Teinture d'écorce (1:5 éthanol à 25 %) à raison de 5 à 8 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait normalisé à raison de 60 à 120 mg de salicyline, 2 fois par jour.
Contre les plaies, les ulcères variqueux, les cors et les durillons.
  • Compresse avec une décoction de 100 g par litre d’eau.
  • Cataplasme de feuilles macérées pendant 24 heures dans du vinaigre.
Les personnes allergiques ou hypersensibles à l'acide acétylsalicylique pourraient également l'être à l'écorce de saule. Le saule pourrait interagir avec les traitements anticoagulants.



Sarriette

Photo de Isidre blanc [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
Satureja montana (Lamiacées) est appelée Sarriette des montagnes, Poivre d’âne, Sarriette vivace ou Sarriette d'hiver. Satureja hortensis, appelée Sarriette annuelle, Sarriette des jardins, ou Sarriette d'été, a des propriétés similaires mais moins prononcées.
La sarriette est une petite plante buissonnante originaire du bassin méditerranéen; elle pousse dans les terrains calcaires ensoleillés et secs. S. montana est une plante vivace à tige ligneuse tandis que S. hortensis est une plante annuelle. Elles sont cultivées sur d’autres continents, notamment en Amérique du Nord, comme plantes ornementales et comme plantes aromatiques.
On utilise les parties aériennes (feuilles et fleurs), qui sont antibiotiques, antifongiques, anti-inflammatoires, antiparasitaires, antivirales, carminatives, digestives et stimulantes.
Parmi les principes actifs de la sarriette, on trouve :
  • Une huile essentielle (0,7 à 1,6 %) composée entre autres de carvacrol, de cymène, de terpinène, de linalol et de thymol.
Contre la dyspepsie, la diarrhée, les flatulences et l'asthénie.
  • Infusion de 2 à 4 g dans 150 ml d’eau, jusqu’à 3 fois par jour; prendre une tasse le matin à jeun comme vermifuge.
Contre les dermatoses.
  • Compresse avec une infusion de 60 g par litre d’eau.
L’huile essentielle peut causer des irritations de la peau; son usage est déconseillé aux femmes enceintes.



Saponaire

Photo de AnRo0002 [CC0], via Wikimedia Commons
Saponaria officinalis (Caryophyllacées) est aussi appelée Saponaire officinale, Savonnaire, Savonnière, Saponière, Herbe à savon, Herbe à foulon, Savon des fossés ou Savon de fosse.
La saponaire est une plante herbacée originaire des régions tempérées d’Eurasie, qui a été introduite en Amérique du Nord. Elle pousse dans les terrains dégagés et plutôt humides, tels que le bord des chemins, les fossés, les clairières, les prairies et les friches.
La racine de la saponaire, séchée et pulvérisée, a été utilisée comme substitut du savon en raison de sa teneur en saponine, un composé qui a la propriété de mousser au contact de l’eau.
On utilise toute la plante, qui est analgésique, diurétique et expectorante.
Parmi les principes actifs de la saponine, on trouve :
  • Des saponines (5 %), dont la gypsogénine et l’acide quillayique.
Contre la toux, la bronchite et les douleurs articulaires.
  • Décoction (8 minutes) de 1 à 2 g de racine dans 150 ml d’eau, 2 fois par jour.
Contre les dermatoses (eczéma).
  • Compresse avec une décoction de 13 g par litre d’eau.
La saponaire est potentiellement toxique et ne doit pas être utilisée sans supervision médicale, ni de façon prolongée.



Sapin

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Abies alba (Pinacées) est appelée Sapin pectiné, Sapin blanc, Sapin de Normandie, Sapin de croix, Sapin argenté, Sapin des Vosges, Sapin commun, Sapin noir ou Sapin à feuilles d’if. Abies balsamea, appelée Sapin baumier a les mêmes propriétés.
L’espèce A. alba est un conifère qui pousse dans les régions montagneuses d’Europe. L’espèce A. balsamea est originaire du nord-est de l’Amérique et été introduite ailleurs.
On extrait des sapins, différentes oléorésines (ou térébenthines), à partir desquelles on produit par distillation l’essence de térébenthine (fraction liquide) et la colophane (fraction solide). Le baume du Canada, qui servait en biologie à la préparation des lames de microscope, est l’oléorésine extraite du sapin baumier. Le sapin blanc fournit la térébenthine des Vosges (ou térébenthine d’Alsace).
On utilise la résine qui exsude du tronc (gomme de sapin), les aiguilles et les bourgeons, qui sont antibiotiques, antimycosiques, antiviraux, expectorants, mucolytiques et rubéfiants.
Parmi les principes actifs du sapin, on trouve :
  • Des terpènes tels que le pinène, l’humulène, le carène, le limonène, le camphène, le myrcène et le phellandrène.
Contre les infections des voies respiratoires, la congestion des voies respiratoires, les infections urinaires, les douleurs gastriques ou intestinales, l'inflammation gastro-intestinale, la constipation, l'aérophagie et les douleurs rhumatismales.
  • Capsule de gomme de sapin à raison de 1 à 2 capsules de 600 mg chacune, 2 à 3 fois par jour.
  • Infusion de 1 à 2 g de bourgeons dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Décoction de 3 g d'écorce interne dans 150 ml d’eau, 3 fois  par jour.
  • Sirop (100 %) obtenu à partir d’une décoction (5 minutes) de 50 g de pousses de sapin par litre d’eau ; prendre 15 ml par jour, avant chaque repas.
Contre la congestion nasale et pulmonaire, les douleurs dentaires, les douleurs articulaires et musculaires, les spasmes musculaires, les blessures, les ulcères cutanés, les abcès, les verrues, les infections de la peau et les hémorroïdes.
  • Inhalation des vapeurs d’un bol d’eau bouillante contenant 30 gouttes d’huile essentielle, plusieurs fois par jour.
  • Huile de gomme de sapin (1:5 à chaud) appliquée sur la partie à traiter.
  • Bain avec 1,5 ml d'huile essentielle ou en ajoutant 1 litre d’une infusion de 200 à 300 g de bourgeons.
  • Cataplasme de gomme de sapin, 2 fois par jour pendant une semaine.
  • Lotion, huile ou onguent à la gomme de sapin avec une émulsion contenant 50 % d'huile végétale et 50 % de gomme de sapin.
Le sapin est contre-indiqué aux femmes enceintes et à celles qui allaitent. Il l'est également en cas d'asthme ou de toux sèche. La gomme de sapin peut provoquer de la diarrhée et des éructations. L'huile essentielle peut irriter la peau et les muqueuses.



Sanguisorbe

Photo de Jean-Marc PLANCHON
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Sanguisorba officinalis (Rosacées) est aussi appelée Sanguisorbe officinale, Pimprenelle officinale, ou grande Pimprenelle.
La sanguisorbe est une plante vivace herbacée originaire des régions tempérées d’Eurasie. Elle pousse dans les prairies humides, en altitude.
On utilise la racine et les parties aériennes, qui sont astringentes, hémostatiques et vulnéraires.
  • Des tanins dont l’acide sanguisorbique.
  • Des flavonoïdes.
  • Une huile essentielle.
Contre la diarrhée, les colites, les hémorroïdes, les règles abondantes et le manque de lait.
  • Infusion de 2 à 6 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour, en dehors des repas.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 6 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 8 ml, 3 fois par jour.
Contre les brûlures, les plaies, les hémorragies, l’eczéma et les hémorroïdes.
  • Cataplasme de feuilles fraîches.
  • Compresse ou lotion avec une décoction (3 minutes) de 50 g par litre d’eau.



Salicaire

Lythrum salicaria (Lythracées) est aussi appelée Salicaire officinale, Lythrum salicaire, Salicaire commune, Lysimaque rouge ou Herbe aux coliques.
Originaire d’Europe, la salicaire est naturalisée en Amérique du Nord. Cette grande plante vivace aux longs épis de fleurs violacées pousse dans les sols humides, voire submergés pendant une partie de l’année, tels que les marais et les rives de cours d’eau.
On utilise les parties aériennes, qui sont antidiarrhéiques, anti-inflammatoires, antiseptiques, astringentes, hémostatiques et vulnéraires.
Parmi les principes actifs de la salicaire, on trouve :
  • Des tanins galliques, dont l’œnothéine B, et des tanins ellagiques, parmi lesquels la vescalagine, la castalagine et les salicarinines A à C. On leur atribue l’effet astringent, antidiarrhéïque et hémostatique.
  • Des flavonoïdes parmi lesquels l’orientine et la vitexine, responsables de l’effet anti-inflammatoire.
Un extrait liquide de salicaire appelé Salicairine est vendu librement en France pour le traitement de la diarrhée.
Contre la diarrhée (dysenterie), l'inflammation gastro-intestinale (colite, gastroentérite), la fièvre, la catarrhe, la leucorrhée, l'hématurie et la ménorragie.
  • Infusion de 4 à 5 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour entre les repas.
  • Teinture (1:2 éthanol à 45 %) à raison de 0,75 ml, 3 fois par jour.
Contre les infections oculaires, les hémorragies, les plaies suppurantes, la leucorrhée, la vaginite, les ulcères variqueux et les dermatoses (impétigo, eczéma).
  • Lotion , lavement ou compresse avec une infusion de 40 g par litre d’eau.
  • Poudre appliquée sur la plaie ou l'hémorragie.
  • Onguent contenant 8 % de salicaire.



Romarin

Photo de Petar43 [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Rosmarinus officinalis (Lamiacées) est aussi appelée Romarin officinal, Encensier, Herbe aux couronnes, Rose des marins, Rose de la mer ou Rose-marine.
Originaire des pays méditerranéens, le romarin a été introduit dans des pays à climats chauds et plutôt secs où il est cultivé comme plante condimentaire. Cet arbrisseau à floraison mauve peut atteindre 1,50 mètres de haut.
On utilise les feuilles (si possible au moment de la floraison), qui sont anti-inflammatoires, antirhumatismales, antiseptiques, carminatives, cholagogues, cholérétiques, digestives, hépatoprotectrices et spasmolytiques.
Parmi les principes actifs du romarin, on trouve :
  • Une huile essentielle (1 à 2,5 %) composée entre autres de pinène, de limonème, de bornéol, de camphène, de camphre, de linalool, de verbinol et de cinéol. La composition varie selon les chémotypes.
  • Des flavonoïdes dont l’apigénine, la diosmine, la diosmétine, l’hispiduline et la népétine.
  • Des tanins.
  • L’acide rosmarinique auquel on attribue un effet anti-inflammatoire.
  • La rosmaricine.
On distingue 3 chémotypes de romarin : le chémotype à camphre, le chémotype à verbénone et le chémotype à cinéol.
Contre les troubles hépatiques et gastro-intestinaux (dyspepsie, flatulences, spasmes), les troubles de la circulation sanguine, le mal de tête, les troubles de mémoire et de concentration, le stress, la fatigue, l'épilepsie et les infections respiratoires.
  • Infusion de 1 à 2 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 70 %) à raison de 1 à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Huile essentielle à raison de 0,1 ml (2 gouttes) par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:10-15 éthanol à 15-25 %) à raison de 20 m, 2 à 3 fois par jour
Contre les douleurs musculaires, les troubles rhumatismaux, la sciatique, les plaies, les problèmes circulatoires et la pelade.
  • Compresse avec une décoction (10 minutes) d'une poignée de romarin par litre d'eau.
  • Bain (20 min) avec 50 g de plante séchée ou avec 1 litre de décoction (1:20) ajoutés à l’eau du bain, ou encore avec 10 à 27 mg d'huile essentielle par litre d’eau (rhumatismes, fatigue ou troubles de la circulation); prendre ce bain stimulant le matin pour ne pas nuire au sommeil et pas plus de 2 fois par semaine.
  • Onguent ou crème contenant 6 à 10 % d’huile essentielle à appliquer 2 à 3 fois par jour.
Le romarin est contre-indiqué pour les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes ayant une hypersensibilité au romarin. L'huile essentielle de romarin peut provoquer une irritation de l'estomac ou des intestins ; elle ne doit pas entrer en contact avec les yeux.



Les geais bleus aussi ...

...sont gourmands, mais eux, ils préfèrent les arachides. Ils viennent vers 10 heures, l'heure de mon thé et nous faisons une petite pause ensemble. Si je ne suis pas au rendez-vous, ils ont tôt fait de me rapeller à l'ordre. Qui a entendu un geai bleu sait de quoi je parle ! 
Comme les autres corvidés, ils ne sont pas dénués d'intelligence. Avant de partir décortiquer leur cacahuète dans l'arbre voisin, ils soupèsent chacune d'entre elles et arrêtent leur premier choix sur la plus lourde. Il faudra que je vous montre ça un jour.


Rhubarbe

Photo de Wouter Hagens [Public domain], via Wikimedia Commons
Rheum palmatum (Polygonacées) est appelée Rhubarbe de Chine, Rhubarbe palmée ou Rhubarbe décorative. Rheum officinale appelée Rhubarbe officinale a des propriétés identiques. Rheum rhabarbarum appelée Rhubarbe des jardins et Rheum rhaponticum appelée Rhubarbe sauvage sont utilisées en cuisine et sont moins actives.
La rhubarbe est une grande plante vivace originaire de Chine et du Tibet. Elle est cultivée et naturalisée ailleurs, notamment en Europe et en Amérique du Nord.
En cuisine, on utilise uniquement le pétiole (partie qui relie la tige à la feuille). Toutes les autres parties aériennes contiennent des concentrations d’acide oxalique suffisamment élevées pour être toxiques.
On utilise la racine et le rhizome, qui sont antibactériens, laxatifs à forte dose, antidiarrhéiques à faible dose et astringents.
Parmi les principes actifs de la rhubarbe, on trouve :
  • Des anthraquinones (2 à 12 % du poids sec de la racine) telles que la rhéine, l’aloe-émodine, l’émodine, le chrysophanol et la physcione, ainsi que leurs dérivés : les sennosides A et B, les palmidines A, B et C, la sennidine C, les rhéidines B et C, responsables de l’effet laxatif.
  • Des flavonoïdes catéchiques.
  • Des tanins (5 à 10 %) galliques et catéchiques, responsables de l’effet astringent.
  • L’acide oxalique.
Contre la constipation et la dyspepsie.
  • Racine séchée à raison de 0,2 à 1 g, 3 fois par jour.
  • Infusion (20 minutes) de 1 à 2 g de racine dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Extrait normalisé à raison de 10 à 30 mg d’anthraquinones par jour.
Contre l’herpès labial.
  • Crème contenant 2,3 % (m/m) de rhubarbe et  2,3 % (m/m) de sauge, appliquée toutes les 4 heures pendant la journée, dès l’apparition des lésions et pendant 14 jours
La rhubarbe peut provoquer des spasmes intestinaux douloureux. Elle est contre-indiquée en cas d'occlusion intestinale, de maladies inflammatoires des intestins et de déshydratation. Elle interagit avec les glycosides cardiaques, les antiarythmiques et les médicaments hypokaliémiques (corticostéroïdes, diurétiques). Son utilisation avec le réglisse peut entraîner une hypokaliémie. Les femmes enceintes ou qui allaitent ne doivent pas l’utiliser. Dans tous les autres cas, il ne faut pas en consommer plus de deux semaines de suite. La dose ne doit pas dépasser 30 mg de rhéine (ou d’autres dérivés anthraquinoniques) par jour.



Rhodiole

Photo d'Olaf Leillinge
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Rhodiola rosea (Crassulacées) est aussi appelée Rhodiole rose, Orpin rose ou Orpin odorant.
La rhodiole est une plante succulente des régions subarctiques et montagneuses de l’hémisphère nord.
On utilise le rhizome et les racines, qui sont adaptogènes, antidépressifs, antioxydants et stimulants.
Parmi les principes actifs de la rhodiole, on trouve:
  • Des phényléthanoïdes dont le tyrosol et le rhodioloside (ou salidroside).
  • Des phénylpropanoïdes parmi lesquels la rosine, la rosarine et la rosavine.
  • Des flavonoïdes parmi lesquels l’herbacétine, la gossypétine, le kaempférol, la rhodionine, la rhodionidine, la rhodiolgine, la rhodiolgidine, la rhodaline la rhodalidine et la rhodiosine.
  • Des acides phénoliques: l'acide gallique et l'acide chlorogénique.
  • Une huile essentielle (0,05 à 1 %) composée entre autre de géraniol, menthadiène, limonène, pinène, décanol, dodécanol, rosiridol et rosiridine.
Contre le stress, l'anxiété, la dépression, la fatigue (asthénie), le mal des montagnes, l'arythmie cardiaque, le cancer de la vessie et la dysfonction sexuelle féminine et masculine.
Pour améliorer les performances cognitives et physiques, pour accélérer la convalescence et pour accroître la résistance au stress.
  • Extrait normalisé jusqu'à 5 mg de salidroside (ou rhodioloside) ou 15 mg de rosavine par jour.
  • Extrait sec (1,5-5:1 éthanol à 70 %) à raison de 50 à 250 mg, 1 à 2 fois par jour.
La rhodiole pourrait causer des vertiges et de la sécheresse buccale. En l’absence de données toxicologiques, l’usage est contre-indiquée pour les enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent.



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