Sources thermales de Miette

Au bout de la route qui mène à Pocahontas, au fond d'une petite vallée des Rocheuses canadiennes, jaillissent de la montagne des sources d'eau sulfureuse. À la vitesse de 800 litres par minute, elles sortent au pied du bien-nommé Mont Sulphur à des températures pouvant atteindre 54°C. Ces eaux de ruissellement se sont réchauffées et chargées de minéraux en s'enfonçant dans le sous-sol à travers une ancienne faille.
Les amérindiens les ont indiquées aux colons de passage, lesquels leur ont trouvé des vertus curatives et ont fini par y construire des piscines où barbote le touriste. Aujourd'hui, les eaux sont conditionnées; refroidies, filtrées et débarrassées de l'odeur d’œuf pourri, caractéristique du sulfure d'hydrogène. Bref, elles ont perdu de leur charme. Mais, tout espoir de nature n'est pas perdu et en empruntant le sentier qui serpente dans l'étroit canyon creusé par le ruisseau Sulphur, vous tomberez d'abord sur les ruines de l'ancienne station balnéaire. Si l'heure est propice, si vous êtes réceptif et un brin romantique, vous pourrez peut-être y apercevoir le fantôme d'une élégante anglaise à chapeau se trempant le bout d'un pied dans la piscine aujourd'hui à sec.
Si la conversation ne vous intéresse pas, poursuivez sur le chemin et vous trouverez l'eau sauvage, odorante et chaude. En retrouvant l'air libre, elle dépose son chargement de souffre avant de rejoindre le courant.  

Bison d'Amérique, Bison bison, Bison

De retour dans les plaines d'Alberta. D'abord on aperçoit les bisons, impressionnants. Ensuite, on remarque les barbelés. L'animal sauvage et libre qui faisait vibrer les prairies de l'Amérique du Nord devient alors du bétail qui se souvient de son passé glorieux et compte ses derniers jours dans des réserves. Il n'y a place que pour un rêve, celui de l'américain blanc.

Hermine ou Belette ?

Petite promenade au parc du Mont-Saint-Bruno (Québec) par une belle matinée ensoleillée (-6°C) sans vent. La neige est fraîche de cette nuit et nous sommes les premiers humains à passer par là; ce qui nous donne l'opportunité d'en savoir un peu plus sur la faune locale: Écureuil gris, Renard roux, Souris sylvestre ou à pattes blanches. Nous trouvons aussi deux pistes intéressantes parce que nouvelles pour nous. Les traces de pattes groupées à intervalle régulier indique que l'animal progresse par bond. La traînée entre les pattes est laissée par sa queue. Il s'agit probablement d'une hermine ou d'une belette. L'autre piste que nous avons croisée pourrait être celle d'un coyote ou d'un gros chien errant, difficile à dire. 

Pic flamboyant, Colaptes auratus, Northern Flicker

Cette vidéo, faite à bout de bras et de zoom, est mauvaise mais sa qualité sera suffisante pour illustrer le propos; à savoir qu'il existe au moins deux sous-espèces de Pic flamboyant au Canada.
La sous-espèce Colaptes auratus luteus se rencontre dans tout le Canada. Les oiseaux se distinguent par une bande horizontale rouge vif derrière la tête, par des moustaches noires chez le mâle et par de magnifiques plumes dorées dans les ailes et la queue, visibles en vol ou lorsqu'il en fait cadeau comme ici.


La sous-espèce Colaptes auratus cafer ne se voit que dans l'ouest des États-Unis et du Canada, à partir des plaines de l'Alberta. Elle se reconnait à l'absence de bandeau derrière la tête, aux moustaches rouges du mâle et à la couleur rouge orangée des ailes et de la queue.

Grand Corbeau, Corvus corax, Common Raven

Lorsqu'on voit un gros oiseau noir, perché ou en vol, le premier réflexe est de dire que c'est un corbeau. Et, la plupart de temps, on se trompe, en tout cas dans la région de Montréal. Il est bien plus probable qu'il s'agisse d'une Corneille d'Amérique (Corvus brachyrhynchos). Certes, les deux sont noirs et les deux appartiennent à la famille des corvidés. Mais, ce sont bien leurs seuls points communs et, si on prend le temps de les regarder,  il devient difficile de les confondre.
La taille d'abord; le corbeau est plus gros que la corneille; un critère qui ne vaut pas grand chose tant que les deux espèces ne sont pas côte à côte. D'autant plus qu'une grosse corneille est à peine plus petite qu'un corbeau malingre.
Le chant, ou plutôt le cri, est un meilleur indice: : le corbeau  roule les R et a la voix un peu plus grave que les corneilles . Attention quand même, le Corbeau peut imiter la Corneille, mais pas l'inverse.
En vol, il faut regarder la queue. Celle du corbeau dessine nettement un losange tandis que celle de la corneille a une forme rectangulaire lorsqu'elle est fermée ou d'éventail lorsqu'elle est étalée.
Quand l'oiseau est perché, le bec du corbeau est beaucoup plus fort; à tel point que son front parait fuyant. Les vibrisses, les petites plumes autour du bec, sont souvent hérissées et plus apparentes chez le corbeau. Les plumes de sa gorge et de sa poitrine, aussi, sont souvent hirsutes.

Mouflon d'Amérique, Ovis canadensis, Bighorn Sheep

Dans les Rocheuses canadiennes, quelque part entre Banff  et Jasper, un groupe de brebis, d'agneaux et de jeunes béliers de la sous-espèce canadensis. Nous sommes en septembre et les mâles ne reviendront se joindre à la bande qu'en novembre, pour le rut.

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