Automne - Boisé du tremblay

Grâce aux pluies des derniers jours, le boisé échappe enfin aux hommes. Les douves sont remplies et le pont-levis est levé, scellant le passage entre l'humain et sa vraie nature. Cette année encore, il aura survécu au saccage et au pillage. Bientôt, quand le spectre des couleurs se résumera au noir et au blanc¸ il enverra ses troupes de cervidés à l'assaut des remparts de thuyas dressés par l'envahisseur.

Tillandsias

Du pin, des bambous, des Tillandsias, de la lumière et de la vapeur d'eau pour un bricolage d'automne.





Tamia rayé, Tamias striatus, Eastern Chipmunk

Ces derniers temps, le tamia du jardin redouble d'activité sous les mangeoires, à la recherche de la moindre graine que les oiseaux auraient échappée. Les jours raccourcissent et il fait ses réserves. Il passera l'hiver dans son terrier, se réveillant de temps à autre pour une brève toilette et un repas.

Lotier corniculé

DSCN4678Lotus corniculatus (Fabacées) est appelée Lotier commun, Lotier corniculé, Lotier cornu, Trèfle cornu, Cornette, Pied-de-poule Sabot-du-petit-Jésus ou Sabot-de-la-mariée.
Le lotier est une plante herbacée et vivace, originaire des régions tempérées d’Eurasie et naturalisée ailleurs, notamment en Amérique du Nord. Très commun, il pousse sur les terrains ensoleillés comme les prés, les friches, les terrains vagues et le bas-côté des routes.
On utilise les parties aériennes fleuries ou non, qui sont antispasmodiques, astringentes et sédatives.
Parmi les principes actifs du lotier, on trouve :
  • Des flavonoïdes dont des proanthocyanidines.
  • Des tanins catéchiques et ellagiques.
  • Des composés cyanogénétiques pouvant libérés de l’acide cyanhydrique toxique.
Contre le stress, l’anxiété, l’insomnie, la spasmophilie, les états dépressifs légers et les palpitations cardiaques causées par la nervosité.
  • Infusion de 5 g de parties aériennes séchées dans 150 ml d’eau, 1 à 2 fois par jour.
En l’absence de données toxicologiques et étant donné la présence de composés cyanogénétiques, il convient d’utiliser le lotier avec prudence et de ne pas prolonger son usage quotidien au-delà d’une semaine. Il convient d’utiliser toutes les parties aériennes et pas uniquement les fleurs, car elles sont plus riches en composés toxiques.



Primevère

Primula officinalis (Primulacées) est aussi appelée Primevère officinale, Coucou, Brérelle, Coqueluchon, Herbe de Saint-Paul, Herbe de Saint-Pierre, Herbe à la paralysie, Printanière, Primevère vraie, Primevère de printemps ou Primerolle. Primula eliator, la primevère des bois ou Primevère élevée, a des propriétés similaires.
Originaire d'Eurasie et naturalisée en Amérique du Nord, la primevère est une fleur printanière qui pousse dans les prairies à sol calcaire, sur le bord des chemins et des routes. Elle est rare au Québec.
On utilise la fleur qui est anti-inflammatoire, antispasmodique et calmante, ainsi que la racine qui est anticoagulante, expectorante et mucolytique. Les feuilles ont des propriétés similaires à la racine.
Parmi les principes actifs de la primevère, on trouve:
  • Des saponines (3 à 10% de la racine) ayant pour aglycones: la primulagénine (P. eliator), l'anagalligénine (P. veris) et la privérogénine (P. veris), auxquels on attribue l'activité expectorante et mucolytique.
  • Des saponines dans les sépales (2 %) de structure indéterminée.
  • Des glycosides phénoliques dans la fleur: la primvéroside et la primulavéroside.
  • Des flavonoïdes dans la racine: l'apigénine, la gossypétine, l'isorhamnétine, la kaempférol, auxquels on attribue les effets anti-inflammatoires.
  • Des polysaccharides (environ 6 à 7 % des fleurs).
  • Des tanins dans la fleur : des proanthocyanidines, des épicatéchines et des galloépicatéchines.
Contre les spasmes gastro-intestinaux, les ballonnements, la constipation, les maux de tête, les vertiges, l'insomnie, l'anxiété, le stress, la sécheresse de la bouche, la toux (bronchite, coqueluche) et l'asthme.
  • Infusion de 1 à 2 g de fleur dans 150 ml d'eau, à raison de 3 tasses par jour.
  • Infusion de 0,2 à 0,5 g de racine dans 150 ml d'eau, à raison de 3 tasses par jour.
  • Extrait liquide de fleurs (1:1 éthanol à 25 %), à raison de 1 à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide de racine (1:1-2,5 éthanol à 70 %) à raison de 0,5 à 1 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait sec de racine (3,5:1 éthanol à 50 %) à raison de 0.1 à 0,2 g, 3 fois par jour.
  • Teinture de racine (1:5 éthanol à 70 %) à raison de 0,5 à 1 ml, 3 fois par jour.
Contre les contusions, les douleurs rhumatismales et les enflures.
  • Huile de primevère en massage.
  • Compresse avec une décoction (5 minutes) de 100 g de racine pour 1 litre d'eau.
La primevère est contre-indiquée en cas de grossesse, d'allergie à l'aspirine, de gastrite et d'ulcère gastroduodénal. Elle peut provoquer des réactions allergiques et, à fortes doses, des vomissements et des diarrhées.




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Ail des ours, Allium ursinum, Ramsons

Qu’il soit cultivé ou sauvage, l’ail est antiseptique, expectorant, fébrifuge, sudorifique, hypotenseur, thrombolytique, hypoglycémiant, hypolipémiant et vermifuge.
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Orchis singe, Orchis simia. Monkey Orchid

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Épipactis petit-hellébore, Epipactis helleborine, Hellebore-like Epipactis

Selon la troisième édition de la flore laurentienne, cette orchidée est la seule orchidée d’origine européenne à s’être naturalisée en Amérique du Nord.


Petite Pervenche

Vinca minor (Apocynacées) est aussi appelée Pervenche mineure, Violette de serpent, Violette des sorciers, Bergère ou Pucelage.
La pervenche est une plante vivace originaire d’Europe. Cultivée en Amérique du Nord comme plante ornementale, elle s’échappe parfois des jardins pour coloniser les sous-bois où elle forme des tapis de feuilles vert foncé d’apparence vernissée et de fleurs mauves au printemps.
On utilise les feuilles, qui sont antigalactogènes, astringentes, vasodilatatrices cérébrales et coronariennes et vulnéraires.
Parmi les composés actifs de la pervenche, on trouve:
  • Des alcaloïdes (0,3 à 1 % des feuilles) parmi lesquels la vincamine (10 % des alcaloïdes totaux) dont l'effet vasodilatateur est utilisé pour augmenter l'oxygénation du cerveau et combattre les troubles cognitifs, en particulier ceux causés par le vieillissement.
La vincamine et son dérivé hémisynthétique, la vinpocétine, sont utilisés en médecine pour lutter contre le déclin cognitif causé par la maladie d’Alzheimer.
Contre la pleurésie, la diarrhée, l'entérite, les troubles de la circulation sanguine, en particulier cérébrale (suites d’accident vasculaire cérébral, séquelles de traumatismes crâniens, troubles cochléovestibulaires, troubles rétiniens), les troubles de mémoire, le déclin cognitif, les vertiges et l'athérosclérose.
  • Extrait normalisé à raison de 5 à 10 mg de vincamine, 3 fois par jour.
  • Vin de pervenche (1:10, 10 jours) à raison de 50 ml avant le repas.
Contre le mal de gorge (amygdalite), les ulcérations de la bouche, la gingivite et les plaies difficiles à cicatriser.
  • Gargarisme avec une décoction (3 minutes) de 60 g de feuilles par litre d’eau ; ne pas avaler.
  • Cataplasme de feuilles fraîches écrasées.
La pervenche ne doit pas être utilisée par voie interne sans supervision médicale et l’usage ci-dessus n’est donné qu’à titre indicatif. La teneur en principes actifs varie beaucoup d'une plante à l'autre et un surdosage peut avoir des effets toxiques pour le foie, le système nerveux et les reins. Les femmes enceintes ou qui allaitent ne doivent pas l'utiliser.



Véronique pédonculée, Veronica peduncularis, Creeping Speedwell

Trille grandiflore, Trillium grandiflorum, Large-flowered Trillium

Pulmonaire

Pulmonaria officinalis (Boraginacées) est aussi appelée Pulmonaire officinale.
La pulmonaire et une plante originaire d'Europe dont plusieurs cultivars sont cultivés en Amérique du Nord comme plantes ornementales. Elle pousse sur les terrains ombragés et humides, plutôt en altitude. On la reconnait à ses rosettes de larges feuilles poilues et ornées de taches blanchâtres. Ses fleurs en tube affichent des coloris différents, de rose à mauve, sur le même pied.
On utilise les feuilles, qui sont astringentes, expectorantes et sudorifiques.
Parmi les principes actifs de la pulmonaire, on trouve :
  • Des mucilages.
  • Des minéraux (15%), dont l'acide silicique.
  • Des flavonoïdes dérivés du kaempférol et du quercétol.
  • L'allantoïne.
  • Des tanins catéchiques ( 4%) et galliques (2%).
  • L'acide chlorogénique, l'acide rosmarinique et l'acide ascorbique.
Contre l'inflammation des voies respiratoires (bronchite, pharyngite), la toux et la grippe.
  • Infusion de 2 à 4 g dans 150 ml d’eau, 3 ou 4 fois par jour.
Contre les plaies et les hémorragies.
  • Cataplasme de feuilles.
Attention, il s'agit d'usages traditionnels et il n'existe aucune étude sur l'efficacité et l’innocuité de la plante. Par ailleurs, la pulmonaire pourrait contenir des alcaloïdes pyrrolizidiniques, qui sont toxiques pour le foie.




Capillaire du Canada, Adiantum pedatum, Northern Maidenhair Fern (2)










Béchiques et expectorantes, les feuilles d’Adiantum pedatum en infusion, en sirop ou en teinture, aident à soulager la toux, l’asthme, la coqueluche et, plus généralement, les maladies pulmonaires chroniques.







Rorqual bleu, Balaenoptera musculus, Blue Whale


En 2009, le Japon, l'Islande, la Norvège, le Danemark, la Russie, les États-Unis, le Canada, Les Caraïbes (Dominica, Saint-Lucia, les îles Saint-Vincent et les Grenadines), les îles Féroé, l’Indonésie et les Philippines tuent encore des baleines.

Chevêche des terriers, Athene cunicularia, Burrowing Owl


Quelque part dans le sud de la Floride, avant l'automobile, avant la ville, avant l'homme, il y avait déjà des Chevêches des terriers. Celles-là n'ont pas cédé leur territoire. Elles nichent au milieu d'un stationnment dans des terriers de 2 à 3 mètres de long, creusés par des tortues, d'autres animaux fouisseurs ou par elles-mêmes.

Grèbe à bec bigarré, Podilymbus podiceps, Pied-billed Grebe (1)

Héron vert, Butorides virescens, Green Heron

Pissenlit

Taraxacum officinale (Astéracées) est aussi appelée Dent-de-lion ou Pissenlit commun.
Originaire d’Eurasie, le pissenlit est aujourd’hui présent sur tous les continents. Il a suivi les migrations humaines et, en Europe, on en fait depuis longtemps un usage tant alimentaire que médicinal.
On utilise toute la plante, qui est antirhumatismale, cholagogue, cholérétique, digestive, diurétique et laxative.
Parmi les principes actifs du pissenlit, on trouve :
  • L’inuline (2 % de la racine au printemps, 40 % en automne) qui a des effets diurétiques.
  • Des lactones sesquiterpéniques dans la racine (eudesmanolides, guaianolides et germacranolides)) auxquels on attribue des propriétés stimulantes des fonctions hépatiques et rénales.
Contre les troubles digestifs mineurs (douleurs, constipation, flatulences, digestion difficile), la dyspepsie, l'insuffisance hépatique (jaunisse), l'insuffisance biliaire, les troubles urinaires (oligurie, insuffisance urinaire), la rétention d'eau, l'œdème, la cellulite, les douleurs rhumatismales, les dermatoses et l'anémie.
Pour prévenir la lithiase rénale, 
Les feuilles agissent plus sur les reins, tandis que la racine agit plus sur le foie. Tant les feuilles que les racines stimulent l'appétit et soulagent les troubles digestifs mineurs.
  • Plante séchée à raison de 3 à 8 g, 3 fois par jour.
  • Racine fraîche râpée dans une salade.
  • Jus frais extrait de la racine à raison de 5 à 10 ml, 2 fois par jour.
  • Infusion de 3 à 7 g de racine ou de feuilles dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Décoction (10 minutes) de 3 à 8 g de racine ou de feuilles dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture de feuilles (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 5 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture de racine (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 5 à 10 ml, 3 fois par jour
  • Vin de pissenlit (1:4, 1 mois) à raison de 30 ml, 2 fois par jour.
  • Extrait sec de racine (4:1) à raison de 0,75 à 1 g par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 3 à 8 ml, 3 fois par jour.
Contre les hémorroïdes, les verrues, les plaies infectées et les infections oculaires.
  • Latex d'une tige fraîche appliqué sur une verrue ou une plaie infectée.
  • Lotion oculaire obtenue en diluant le latex d'une tige fraîche dans le même volume d'eau.
Le pissenlit est contre-indiqué en cas d'obstruction des conduits biliaires et d’insuffisance rénale. Il peut provoquer des réactions allergiques et des brûlures d'estomac.



Ciboulette, Allium schoenoprasum, Chives



Ciboulette, Cive ou Ciboule, Allium schoenoprasum (Amaryllidacées) résiste à l'hiver du sud québécois, décore les jardins de ses ombelles et parfume les plats de ses feuilles cylindriques.

Rainette faux-grillon

Boisé du Tremblay (Longueuil, Québec): un témoignage sonore de la présence de la Rainette faux-grillon avant qu'elle disparaisse sous les gazons et les bungalows de la banlieue.

Aigrette neigeuse, Egretta thula, Snowy Egret (1)

Bec noir, pattes noires et doigts jaunes, elle parcourt le marais à la recherche de petits vertébrés: grenouilles, poissons et autres.





Marouette de Caroline, Porzana carolina, Sora

Porzana carolina est un oiseau discret, plutôt difficile à observer. Alors, armez-vous de patience...même pour regarder la vidéo.

Sanguinaire du Canada

Sanguinaria canadensis (Papaveracées) est aussi appelée Sanguinaire du Canada ou Sang-dragon.
La sanguinaire est une plante vivace des forêts décidues du nord-est de l’Amérique du Nord. Sa fleur blanche est parmi les premières à s’épanouir au printemps. Lorsqu’elle émerge du sol, les deux lobes de l’unique feuille embrassent la tige florale, puis se déploient pendant que la fleur s’ouvre. La sève est un latex de couleur rouge orangé caractéristique.
On utilise le rhizome, qui est antibiotique, anti-inflammatoire, antihistaminique, antiplaque, cardiotonique, émétique et expectorant.
Parmi les principes actifs de la sanguinaire, on trouve :
  • Des alcaloïdes (3 à 7 %) parmi lesquels la sanguinarine (environ 1 % du rhizome et 50 % des alcaloïdes), la sanguidimérine, la chélérythrine et la protopine. Ces alcaloïdes sont responsables des effets de la plante et de sa toxicité.
La sanguinarine est un ingrédient du sirop Germos Liquide, vendu au Canada pour soulager les symptômes du rhume et de la toux.
Contre la toux (bronchite, asthme, croup), la laryngite, la pharyngite et les problèmes de circulation capillaire.
  • Racine à raison de 0,06 à 0,5 g (1 à 2 g ont un effet vomitif), 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 60 %) à raison de 0,3 à 2 ml (2 à 8 ml pour l’effet vomitif), 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 60 %) à raison de 0,06 à 0,3 ml (1 à 2 ml pour l’effet vomitif), 3 fois par jour.
Contre les polypes nasaux, la plaque dentaire et ses conséquences (carie, gingivite, parodontite).
  • Pulvérisation nasale avec les préparations ci-dessus.
  • Bain de bouche.
La sanguinaire est une plante toxique qui ne doit pas être utilisée par voie interne sans supervision médicale. Elle cause des nausées et des vomissements, même à faible dose. Elle est potentiellement mortelle à forte dose. Les femmes enceintes et celles qui allaitent ne doivent en aucun cas l’utiliser.




Anhinga d'Amérique, Anhinga anhinga, Anhinga (1)

Oiseau ou poisson ?

Ibis blanc, Eudocimus albus, American White Ibis (1)

Aigrette bleue, Egretta caerulea. Little Blue Heron (2)

Buse à épaulettes, Buteo lineatus, Red-shouldered Hawk

Les Séminoles ont baptisé l'endroit, Loxahatchee, qui signifie "rivière aux tortues". Les derniers occupants en ont fait un refuge faunique. Nous, les visiteurs, y avons croisé cette Buse à épaulettes, au plumage très pâle, caractéristique de la population floridienne.

Héron garde-boeufs, Bubulcus ibis, Cattle Egret

Le Héron garde-boeufs se promène au milieu des troupeaux à la recherche d'invertébrés déterrés par leur passage .

Gobemoucheron gris-bleu, Polioptila caerulea, Blue-gray Gnatcatcher

Sans cesse en mouvement à la cime des arbres, Polioptila caerulea est plutôt difficile à observer dans le sud du Québec, qui correspond à la limite nord de son aire de répartition.

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Nichoir à Abeilles

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Les abeilles disparaissent. Si personne ne connait la raison exacte de cette diminution mondiale de leurs populations, nous avons trouvé une explication pour celles de notre jardin. Plusieurs d’entre elles, appartenant à des espèces solitaires, venaient pondre dans les orifices des planches de notre vieille clôture en bois. Comme cette dernière a rendu l'âme et que nous sommes soucieux d’entretenir une cohabitation harmonieuse, nous leur avons installé de nouveaux appartements plus fancy ou FengShui; c'est selon.
En espérant qu’ils conviendront !
Affaire à suivre !

Urubu à tête rouge, Cathartes aura, Turkey Vulture

Avant de décoller, les urubus à tête rouge, perchés ou au sol, déploient leurs ailes pendant de longues minutes. Cela leur permettrait d'accélérer le réchauffement des muscles, de s'alléger en éliminant l'humidité qui s'est accumulée sur les plumes pendant la nuit et de réaligner le plumage des ailes.

Gallinule poule d'eau, Gallinula chloropus, Common Moorhen (1)

Lobélie enflée

Lobelia inflata (Campanulacées) est aussi appelée Lobélie gonflée ou Tabac indien.
La lobélie est une plante annuelle de l’est de l’Amérique du Nord qui pousse dans les champs, les friches et sur le bord des routes. Sa tige dressée peut atteindre 1 mètre de hauteur et porte des grappes lâches de fleurs bleues pâles.
On utilise les tiges fleuries sèches, qui sont antispasmodiques, expectorantes, et émétiques.
Parmi les principes actifs de la lobélie, on trouve :
  • Des alcaloïdes (0,2 à 0,5 %), dont le principal est la lobéline, un agoniste la nicotine. L’index thérapeutique de la lobéline est faible ; ce qui signifie que la dose efficace est très proche de la dose toxique.
Contre l'asthme, la coqueluche, la bronchite chronique, la nervosité, les crises d'angoisse, l'hystérie.
Pour aider au sevrage du tabac et d’autres drogues.
  • Infusion de 0,2 à 0,6 g dans 150 m d’eau, 1 à 3 fois par jour; peut  être combinée avec la molène et le tussilage (troubles respiratoires) ou avec la scutellaire et la valériane (nervosité).
  • Teinture (1:5 éthanol à 40 %) à raison de 0,6 à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 vinaigre) à raison de 1 à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 50 %) à raison de 0,2 à 0,6 ml, 3 fois par jour.
Contre les douleurs rhumatismales, les ecchymoses, les entorses, les foulures, la teigne et les piqûres d'insectes.
  • Compresse avec l’infusion ou la teinture et l’extrait dilués.
lobeliainflata6lobeliainflata2La lobélie est une plante toxique et ne doit pas être utilisée pour l’automédication. L’intoxication, qui se produit à partir de 0,6 g de feuilles, se manifeste par des nausées, des vomissements. Des doses plus élevées produisent de la confusion, des étourdissements, des frissons, une transpiration abondante, de la tachycardie, des convulsions, de l'hypothermie, une chute de tension artérielle, le coma et, dans les cas extrêmes, une détresse respiratoire pouvant causer la mort.