Coccinelle asiatique, Harmonia axyridis, Asian Lady Beetle

La Coccinelle asiatique, indigène en Extrême-Orient, a été introduite en Amérique du Nord pour lutter contre des insectes nuisibles en agriculture, notamment les pucerons. Après plusieurs essais infructueux débutés dans les années 1900, la Coccinelle s'est établie aux États-Unis, en Louisiane, en 1988. Depuis, elle a continué à se répandre sur le continent nord-américain et a atteint le Québec en 1994.

Pic flamboyant, Colaptes auratus, Northern Flicker

Contrairement à la plupart des pics, le flamboyant se nourrit surtout au sol, de fourmis qu'il puise à même la foumilière. Celui-ci est un mâle comme l'indiquent ses moustaches noires.

La horde égoïste

En migration, les limicoles, aussi appelés oiseaux de rivage, se regroupent pour s'alimenter. Les espèces se mêlent et se protègent mutuellement contre les prédateurs en diminuant la probabilité de rencontre avec ces derniers et en multipliant les chances de les voir arriver. À la moindre alerte, tout le monde décolle et se lance dans un ballet aérien dont les pas semblent connus de chaque espèce.

Bécasseau variable, Calidris alpina, Dunlin

Au fur et à mesure que l'année avance, le Bécasseau variable perd la tache noire qui orne son ventre.

Pluvier argenté, Pluvialis squatarola, Black-bellied Plover

Comme d'autres, le Pluvier argenté grisonne à l'approche de l'hiver.
L'individu complètement gris est probablement un juvénile dont le premier plumage est celui d'hiver, il s'évite ainsi une mue coûteuse en énergie. Les adultes quant à eux sont en transition entre leur plumage nuptial et leur "plumage d'hiver".

Grenouille des bois, Rana sylvatica, Wood Frog (2)

La grenouille des bois est une grenouille terrestre. Elle hiberne sous les feuilles mortes de la forêt décidue ou sous une pierre. Au printemps, le chant des grenouilles rassemblées dans une mare peut être confondu avec celui de canards colverts ou noirs.

Libellule ou demoiselle ?

Au repos, les deux paires d'ailes de la demoiselle se replient le long du corps alors que celles de la libellule restent déployées.

Garrot à oeil d'or, Bucephala clangula, Common Goldeneye

Lorsqu'il veut impressionner une femelle, le Garrot à oeil d'or rejette la tête en arrière en émettant un sifflement.

Canard pilet, Anas acuta, Northern Pintail

Chez les anatidés (canards), le couple se forme en automne mais la reproduction ne se fait qu'au printemps suivant. Si l'un des deux meurt entre temps, l'autre reste seul jusqu'à l'automne prochain .

Fuligule à dos blanc, Aythya valisineria, Canvasback

En hiver, la portion dégelée d'une rivière attire les canards hivernants. Parmi les espèces habituelles de fuligules, se glisse parfois un Fuligule à dos blanc, une espèce du centre et de l'ouest du Canada.

Harfang des neiges, Nyctea scandiaca, Snowy Owl

Le sud du Québec, c'est la Floride du Harfang des neiges. Il vient y passer l'hiver quand les Lemmings se font rares dans le Grand-Nord.

Faucon émerillon, Falco columbarius, Merlin

Petit, rapide et agile, quand il arrive, Falco columbarius sème le désordre dans sa classe mais aussi dans celle des petits mammifères.

Grand Pic, Dryocopus pileatus, Pileated Woodpecker

Après le Pic à bec ivoire, qui a peut-être disparu, Dryocopus pileatus est le plus grand pic d'Amérique du Nord, . Il se nourrit principalement de fourmis charpentières qu'il déniche en creusant des cavités profondes et rectangulaires dans des vieux troncs infestés.

Sittelle à poitrine blanche, Sitta carolinensis, White-breasted Nuthatch

Pour distinguer le mâle de la femelle, il faut regarder la couleur de la calotte. Noire, c'est un mâle. Grise, c'est une femelle.

Cataire

Nepeta cataria (Lamiacées) est aussi appelée Chataire, Herbe aux chats ou Menthe des chats.
La cataire est une plante aromatique originaire d’Eurasie qui s’est naturalisée en Amérique du Nord. De la même famille que la menthe, elle lui ressemble. Elle peut atteindre 1 m de hauteur au moment de la floraison. Ses feuilles duveteuses de couleur gris-vert dégagent un parfum de menthe lorsqu’elles sont froissées.
On utilise les parties aériennes, qui sont antalgiques, antipyrétiques, antispasmodiques, carminatives, digestives, insectifuges et sudorifiques.
Parmi les principes actifs de la cataire, on trouve :
  • La népétalactone, un iridoide auquel on attribue des effets anti-inflammatoires, insectifuges et analgésiques.
  • Une huile essentielle (antiseptique et spasmolytique) composée principalement de citronellol, de géraniol, de carvacrol et de thymol.
Contre la toux, la coqueluche, le hoquet, le mal de tête causé par la nervosité ou la ménopause, l’indigestion, les troubles gastriques d'origine nerveuse, la colique, la diarrhée, les spasmes utérins, les spasmes musculaires, le rhume, la grippe et la fièvre.
  • Infusion de 1 à 4 g dans 150 ml d’eau, 1 à 4 fois par jour, entre les repas.
  • Teinture (1:10 éthanol à 40 %) à raison de 0,5 à 1 ml, 1 à 4 fois par jour.
Contre les rhumatismes et l’arthrite.
  • Friction avec la teinture.
  • Cataplasme avec les feuilles fraiches broyées.
Elle est contre-indiquée pendant la grossesse.



Bourrache

Borago officinalis (Boraginacées) est aussi appelée Bourrache officinale, Pain-des-abeilles ou Langue-de-boeuf.
La bourrache est une plante annuelle à floraison estivale qui pousse spontanément dans les terrains vagues et les lieux ensoleillés de l’Europe centrale et méridionale. Cultivée au Québec, elle s’échappe à l’occasion des jardins. 
On utilise les parties aériennes, les graines et l'huile extraite des graines, qui sont adoucissantes, anti-inflammatoires, antitussives, dépuratives, expectorantes, sudorifiques et toniques.
Parmi les principes actifs de la bourrache, on trouve:
  • Des mucilages dans les parties aériennes.
  • Des alcaloïdes pyrrolizidiniques (lycopsamine, amabiline, supinine et thésinine, entre autres) dans les parties aériennes, qui peuvent être toxiques pour le foie.
  • Des acides gras polyinsaturés dans les graines (13 à 33 %) : acide linoléique (30 à 40 %), acide oléique (15 à 19 %) et acide gamma-linolénique (oméga-6 : 18 à 25 %).
Contre l’arthrite, le rhume, la grippe, la bronchite, la toux, la rougeole, la varicelle, la scarlatine, la fièvre et la dépression.
  • Huile de bourrache à raison de 1 à 3 g par jour.
  • Infusion de 2 g de parties aériennes dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture à raison de 1 à 4 ml, 3 fois par jour.
Contre l'arthrite, l'eczéma, la parakératose séborrhéique infantile, le rhume, la grippe, la bronchite, la toux, la rougeole, la varicelle et la scarlatine.
  • Inhalation des vapeurs d’une infusion de 100 g de parties aériennes par litre d’eau.
  • Huile de bourrache appliquée 2 fois par jour.
Les parties aériennes de la bourrache contiennent des substances toxiques pour le foie. L'ingestion de bourrache doit être occasionnelle et se faire en petite quantité. Elle ne doit pas être utilisée en cas de problèmes hépatiques, de grossesse et pendant l'allaitement.



Un pas pour l'Homme...

...un bond pour l'Écureuil gris.

Ça sent...la fin de l'hiver.

À partir de la mi-février, les Mouffettes commencent à sortir de leur torpeur pour chercher de la nourriture. Celle-ci est à l'heure, voire en avance, à en juger par la couverture de neige.

Lavande

Lavandula angustifolia (Lamiacées) est aussi appelée Lavande officinale, Lavande à feuilles étroites, Lavande anglaise, Lavande de montagne, Lavande des Alpes ou Lavande fine. D'autres espèces ont des propriétés similaires: L. latifolia (Lavande aspic, Aspic, Grande Lavande, Lavande à larges feuilles, Lavande à feuilles larges, Lavande spic ou Spic), Lavandula X intermedia (Lavandin), L. stoechas (Lavande stéchas, Lavande à toupet ou Lavande stéchade) et L. viridis.
Le lavandin est un hybride naturel entre L. angustifolia et L. latifolia. Très riche en huile essentielle, c’est l’espèce la plus cultivée.
La lavande est un arbrisseau originaire des régions collinaires de l’ouest du bassin méditerranéen, mais elle est cultivée et naturalisée ailleurs, notamment en Australie et aux États-Unis. Certaines variétés, plus résistantes au froid, sont cultivées dans des régions plus septentrionales d’Europe et d’Amérique du Nord, par exemple au Québec.
On utilise les sommités florales fraîches ou séchées, qui sont analgésiques, antibiotiques, antifongiques, anti-inflammatoires, antiparasitaires,  antispasmodiques, anxiolytiques, carminatives, cholérétiques, hypotensives, sédatives, stomachiques et vulnéraires.
Parmi les principes actifs de la lavande, on trouve:
  • Une huile essentielle (1 à 3 % de la fleur), composées d’acétate de linalyle (25 à 46 %), de linalol (20 à 45%), d’ocimène (3 à 7 %), de terpinène-4-ol (1,2 à 6 %), d’acétate de lavendulyle (environ 1 %), de 1,8-cinéol (environ 2,5 %), de octanone-3 (environ 2,5 %), de camphre (de 1,2 à 8 %), de limonène (environ 1.0%) et d’α-terpinéol (environ 2 %).
  • Des dérivés de la coumarine : l’ombelliférone et la hiernarine.
  • Des tanins (13 % de la fleur).
  • Des stérols.
Contre les troubles digestifs (flatulences), l'anxiété, le stress, la nervosité, l'insomnie, la dépression, les maux de tête causés par la tension ou la digestion, les étourdissements, les troubles de la circulation veineuse, l'hypertension, la toux, la coqueluche, la bronchite, l'asthme, les maladies infectieuses, les refroidissements, la grippe, le coryza, la laryngite, la fièvre et la fatigue.
  • Infusion de 1 à 2 g de fleurs sèches dans 150 ml d’eau, jusqu'à 3 fois par jour au besoin; prendre au coucher contre l'insomnie.
  • Vin de lavande (1:33, 5 jours) à raison de 10 ml à jeun (vers intestinaux).
  • Teinture (1:5 éthanol à 30-50 %) à raison de 1 à 2 ml jusqu'à 3 fois par jour au besoin; prendre au coucher pour combattre l'insomnie.
  • Huile (1:10 à froid, 3x3 jours) à raison de 0,3 ml d'huile, 3 fois par jour.
  • Huile essentielle à raison de 1 à 4 gouttes sur un sucre ou à raison de20 à 80 mg diluée dans l’eau, par jour .
Contre les dermatoses et les blessures (pelade, ulcère, teigne, eczéma, plaie, brûlure), les maux de tête causés par la tension ou le digestion, l'insuffisance veineuse, les spasmes musculaires (crampe, contracture), les douleurs (rhumatismes, névralgies), les foulures, les entorses, le mal de gorge, ainsi que la paralysie ou les ulcérations de la langue.
  • Bain en ajoutant 1 à 3 g d’huile essentielle à l’eau ou une infusion de 60 g de fleurs dans 1 litre d’eau.
  • Compresse avec une décoction (1 minute) de 30 g par litre. On peut aussi utiliser l'huile de lavande ou la teinture.
  • Massage avec 10 ml d'huile végétale à laquelle on ajoute de 1 à 4 gouttes d'huile essentielle, au besoin jusqu’à trois fois par jour.
  • Inhalation des vapeurs d'un bol d'eau bouillante auquel on a ajouté de 2 à 4 gouttes d'huile essentielle, plusieurs fois par jour au besoin, ou au coucher pour combattre l'insomnie.
La lavande peut provoquer des allergies cutanées chez certaines personnes.



Persil

Petroselinum crispum (Apiacées) est aussi appelée Persil frisé (var. crispum), Persil tubéreux (var. tuberosum), Persil plat ou Persil de Naples (var. neapolitanum).
Le persil est une plante aromatique bisannuelle probablement originaire de l’ouest du bassin méditerranéen et cultivée sur tous les continents. Il en existe plus d’une soixantaine de variétés.
On utilise la racine, les feuilles et les graines, qui sont antigalactogènes, antispasmodiques, diurétiques, emménagogues et hypotensives.
Parmi les principes actifs du persil, on trouve :
  • Des flavonoïdes tels que l’apigénine et la lutéoline.
  • Des furanocoumarines parmi lesquelles le bergaptène (0,02 %), l’oxypeucédanine (0,01 %), l’impératorine, l’isopimpinelline et la xanthotoxine.
  • Une huile essentielle (2 à 7 % de la graine, 0,05 % de la feuille) à laquelle on attribue les principaux effets du persil. Elle est composée entre autres d’apiole (environ 18 % de l’huile essentielle) et de myristicine (jusqu’à 85 %.de l’huile essentielle dans la feuille, 20 à 40 % dans les graines).
Contre la goutte, l'asthme, la bronchite, la dyspepsie, les flatulences, la colique, les troubles de la miction (cystite, lithiase urinaire), l'hydropisie, les œdèmes, l'hypertension, la dysménorrhée, l'aménorrhée et l'anémie.
Pour prévenir la formation des calculs rénaux.
  • Graines à raison de 1 à 2 g par jour.
  • Infusion de2 à 4 g de feuilles ou de racine dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
Contre les piqûres d'insectes.
  • Cataplasme de feuilles fraîches broyées contre les piqûres.
Contre les douleurs musculaires, les foulures, les entorses et les contusions.
  • Cataplasme de feuilles cuites dans du vin, à appliquer toutes les 2 heures.
Contre le mal d'oreille et le mal de dent.
  • Compresse avec un coton imbibé de suc frais et placé dans l'oreille.
Contre les taches de rousseur.
  • Lotion avec une décoction (15 minutes) d'un gros bouquet de persil dans 500 ml d'eau.
Contre la chute des cheveux.
  • Friction du cuir chevelu avec des graines broyées pendant 3 soirs consécutifs.
Le persil est toxique pour le foie et les reins à forte dose (supérieure à 1 g par kilo de poids corporel pendant plusieurs jours). Pendant la grossesse et l'allaitement, il ne devrait pas être consommé à des doses qui excèdent celles utilisées dans l'alimentation. Il est contre-indiqué aux personnes atteintes d’une maladie rénale. On peut trouver du persil à l’état sauvage, mais il est plutôt rare et il faut faire attention de ne pas le confondre avec d’autres plantes toxiques de la même famille.



Sizerin flammé, Carduelis flammea, Common Redpoll (2)

Espèce circumpolaire, la visite des sizerins, dans le sud du Québec, est soumise à un cycle de deux ans, étroitement lié à la production de graines de conifères qui sont leur principale source de nourriture. Il existe deux espèces de sizerins; le sizerin flammé (Carduelis flammea) et le sizerin blanchâtre (Carduelis hornemanni). Chez les deux espèces, le mâle se caractérise par une coloration rose de la poitrine, plus marquée chez C. flammea. Chacune des deux espèces est divisée, en Amérique du Nord, en deux sous-espèces: Carduelis flammea flammea, Carduelis flammea rostrata, Carduelis hornemanni hornemanni et Carduelis hornemanni exilipes. Sachant que toutes ces espèces peuvent se croiser, l'identification peut parfois poser des problèmes.

Capillaire

Capillaire du Canada
Adiantum capillus-veneris (Ptéridacées) est aussi appelée Adiante cheveux-de-Vénus, Capillaire cheveu(x)-de-Vénus, Cheveu(x) de Vénus ou Capillaire de Montpellier. L’espèce Adiantum pedatum, appelée Adiante du Canada ou Capillaire du Canada, aurait des propriétés similaires. 
Le capillaire de Montpellier pousse sur tous les continents, dans les régions à climat méditerranéen. Au Canada, il est en voie de disparition ; il n’en existe que deux populations en Colombie britannique. Le capillaire du Canada pousse, quant à lui, dans les forêts de l’est de l’Amérique du Nord.
On utilise les feuilles, qui sont béchiques.
Contre la toux, les maladies pulmonaires chroniques, l'asthme et la coqueluche.
  • Infusion de 1 à 2 g dans 150 ml d’eau, une fois par jour.
  • Sirop (100 %) obtenu à partir d’une infusion de 10 g dans 150 ml d’eau, à raison de 10 ml au besoin.
  • Teinture (1:12 éthanol à 45 %) à raison de 1 ml, 3 fois par jour.



    Durbec des sapins, Pinicola enucleator, Pine Grosbeak

    Des pommes gelées font le bonheur de ce Durbec.

    Renard roux, Vulpes vulpes, Red fox

    Après l'averse de neige de cette nuit, un Renard roux a décidé de signaler sa présence et de marquer les frontières de son territoire. Un petit conifère fera office de borne et quelques gouttes d'urine serviront d'avertissement.

    Sauge

    Salvia officinalis (Lamiacées) est aussi appelée Herbe sacrée, Sauge officinale, Thé d’Europe ou Sauge des jardins. Salvia sclarea appelée Sauge sclarée a les mêmes propriétés.
    La sauge est une plante vivace originaire du bassin méditerranéen. Elle est cultivée comme plante aromatique et ornementale dans de nombreux pays dans lesquels elle s’est parfois naturalisée. Elle pousse dans les lieux ensoleillés.
    Son nom latin « salvia » vient du verbe « salvare » qui signifie sauver. Elle le doit au fait qu’au Moyen Âge, on la considérait comme une panacée.
    On utilise les feuilles, qui sont antibiotiques, antifongiques, antigalactogènes, antisudorifiques, astringentes, digestives, fébrifuges, hypoglycémiantes, oestrogéniques, stimulantes, toniques et vulnéraires.
    Parmi les principes actifs de la sauge, on trouve :
    • Une huile essentielle (1 à 2,8 %) dont le principal constituant est la thuyone (30 à 50 % de l’huile essentielle) qui a des effets antiseptiques et digestifs.
    • Des diterpènes.
    • Des flavonoïdes.
    • Des tanins hydrolysables et condensés (3 à 8 %).
    • Des acides phénoliques parmi lesquels l’acide rosmarinique.
    Contre les troubles digestifs (dyspepsie, flatulences, diarrhée), la transpiration excessive (hyperhidrose), les infections respiratoires, les inflammations de la bouche et de la gorge (laryngite, pharyngite, glossite, stomatite), la galactorrhée, les bouffées de chaleur de la ménopause, la dysménorrhée, l'oligoménorrhée, l'aménorrhée, l'asthénie, les vertiges, les étourdissements et les états dépressifs.
    • Feuilles séchées à raison de 1 à 3 g, 3 fois par jour.
    • Infusion de 1 à 4 g de feuilles dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
    • Vin de sauge (1:12, 3 jours) à raison de 10 ml, 2 à 3 fois par jour, après les repas.
    • Teinture (1:10 éthanol à 40 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
    • Extrait liquide (1:1 éthanol à 45 %) à raison de 1 à 4 ml, 3 fois par jour.
    Contre l'herpès labial, les inflammations des muqueuses de la bouche, du nez et de la gorge, les dartres et les ulcères.
    • Gargarisme ou compresse avec 2 ou 3 gouttes d'huile essentielle diluées dans 100 ml d'eau ou avec 5 ml d'extrait liquide dans 100 ml d'eau, 3 fois par jour.
    • Bain en ajoutant un litre d’une décoction de 2 poignées de feuilles (rhumatismes).
    L'huile essentielle présente une toxicité pour le système nerveux et peut provoquer des convulsions ; elle ne devrait pas être utilisée par voie interne. Elle est contre-indiquée aux femmes enceintes ou qui allaitent.



    Thym

    Thymus vulgaris (Lamiacées) est appelée Thym commun ou Thym cultivé. Thymus zygis appelée Thym espagnol et Thymus serpyllum appelée Thym serpolet ou serpolet à feuilles étroites ont les mêmes propriétés.
    Le thym est un sous-arbrisseau originaire du sud de l’Europe, qui pousse dans les sols rocailleux et ensoleillés. On le cultive ailleurs comme plante aromatique et ornementale.
    On utilise les feuilles et les fleurs, qui sont antibiotiques, antifongiques, antiparasitaires, antispasmodiques, antivirales, apéritives, astringentes, carminatives, digestives, expectorantes et vermifuges.
    Parmi les principes actifs du thym, on trouve :
    • Une huile essentielle (1 à 2,5 %) dont les principaux constituants sont le thymol (35 à 55 %), le carvacrol (1 à 4 %), le β-myrcène (1 à 3 %), le γ-terpinène (5 à 10 %), le p-cymène (15 à 28 %), le linalol (4 à 6,5 %) et le terpinène-4-ol (0,2 à 2,5 %). La composition de l’huile essentielle varie selon les plantes que l’on divise en une dizaine de chémotypes.
    • Des flavonoïdes parmi lesquels le cirsilinéol, la thymonine et l’ériodictyol.
    Contre la toux, la coqueluche, l'inflammation et l'infection des voies respiratoires (asthme, laryngite, bronchite, amygdalite, grippe, rhume), le manque d'appétit, les troubles gastro-intestinaux (dyspepsie, indigestion, gastrite, diarrhée, flatulences, colique, vers), la cystite, l'énurésie, l'asthénie et l'anémie.
    • Infusion de 1 à 4 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour; boire à jeun (vers intestinaux).
    • Décoction de 1 à 4 g de plante dans 150 ml d’eau, à raison de 10 ml toutes les 2 heures (toux).
    • Teinture (1:5-10 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 6 ml, 1 à 3 fois par jour.
    • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 0,6 à 4 ml, 3 fois par jour.
    Contre la plaque dentaire, la stomatite, l'halitose, la laryngite, l'amygdalite, les blessures mineures, les ulcères, l'acné, la dermatite, les plaies infectées, les spasmes musculaires et les douleurs articulaires.
    • Rince-bouche ou gargarisme avec une infusion de 40 g par litre d’eau, 2 à 3 fois par jour.
    • Compresse avec une infusion de 12 g par litre d’eau ou avec 2 ml de teinture dilués dans 250 ml d'eau ou avec l'huile essentielle diluée à 1 ou 2 % dans l'huile végétale ou l'éthanol à 40-90 %.
    • Friction avec une huile de fleurs de thym (1:2 à froid, 4x3 jours).
    Le thym peut provoquer des allergies. L'huile essentielle, toxique, ne doit jamais être ingérée et doit être diluée dans une huile ou l'éthanol avant d'être appliquée sur la peau. La plante ne doit pas être utilisée par les femmes enceintes ou celles qui allaitent à des doses supérieures à celles de l’alimentation.




    Bugle rampante

    Ajuga reptans (Lamiacées) est aussi appelée Consoude moyenne, Consyre moyenne, Dorve, Herbe à la coupasse, Herbe à maout, Herbe au charpentier, Herbe de Saint-Laurent et Petite consoude.
    La bugle rampante est une plante rampante qui pousse dans les endroits ombragées des régions tempérées d’Europe. Elle s’est naturalisée en Amérique du Nord où elle est vendue comme plante ornementale. On la reconnait à sa rosette de feuilles vert foncé d’où émerge un épi de fleurs mauves à la fin du printemps. La plante se propage en émettant des stolons.
    On utilise les parties aériennes, qui sont astringentes et vulnéraires.
    Parmi les principes actifs de la bugle, on trouve :
    • Des glucosides d’iridoïdes.
    • Des phytoecdysones.
    Contre la toux, les pneumopathies et l'asthme.
    • Infusion de 1 à 2 g dans 150 ml d’eau, 3 à 4 fois par jour.
    Contre les plaies
    • Compresse avec une décoction (10 minutes) de 60 g par litre d'eau.
    Contre l'angine et les maux de gorge.
    • Gargarisme avec la décoction.
    En l’absence de données cliniques et toxicologiques, il convient d’utiliser la bugle avec prudence.