Tussilage

Tussilago farfara (Astéracées) est aussi appelée Pas-de-cheval, Taconnet, Fils avant le père ou Pas d'âne.
Le tussilage est une plante vivace originaire d’Eurasie et naturalisée en Amérique du Nord. Commune au Québec, elle pousse dans les endroits ouverts (terrains vagues, friches, bord des chemins, jardins) et plutôt humides. Il est une des premières plantes à fleurir au printemps. La fleur jaune doré s’épanouit à l’extrémité d’une tige écailleuse d’une quinzaine de centimètres ; les feuilles n’apparaissent qu’après la floraison.
On utilise les feuilles et les fleurs, qui sont adoucissantes, anti-inflammatoires, antitussives et astringentes.
Parmi les principes actifs du tussilage, on trouve :
  • Des acides phénoliques: l’acide caféïque, l’acide férulique, l’acide gallique et l’acide tanique.
  • Des alcaloïdes pyrrolizidiniques : la senkirkine (0,015 %), la sénécionine et la tussilagine.
  • La tussilagone à laquelle on attribue un effet stimulateur sur la respiration (elle augmente la ventilation).
  • Des mucilages (7 à 8 %).
  • L’inuline.
  • Des flavonoïdes parmi lesquels le kaempférol et la quercétine.
  • Des tanins (17 %).
Contre la congestion et l'inflammation des voies respiratoires (bronchite, laryngite, trachéite), la toux, l'enrouement, l'emphysème, l'asthme, les colites, le mal d’estomac, la diarrhée et l'anémie.
  • Infusion de 0,5 à 2 g de feuilles et de fleurs séchées dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 45 %) de fleurs au printemps ou de feuilles en été à raison de 2 à 8 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 0,6 à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Sirop (100 %) obtenu à partir d’une décoction de 25 g de fleurs de tussilage, 12 g de racine de guimauve, 25 g de pousses de sapin, 25 g de lierre terrestre, 12 g de réglisse dans un litre d'eau; prendre 10 ml, 2 à 3 fois par jour.
  • Sirop (100%) obtenu à partir d’une infusion (12 heures) de 25 g de tussilage, 12 g d'hysope, 12 g de plantain, 12 g de mauve et 7 g de coquelicot dans un litre d’eau; prendre de 40 à 60 ml par jour.
Contre les abcès, les kystes, les plaies infectées et les brûlures.
  • Cataplasme de feuilles, 3 fois par jour.
  • Lotion avec une infusion de 50 g par litre d’eau.
Le tussilage contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques qui sont toxiques pour le foie. La concentration en alcaloïdes, qui est plus forte dans les boutons de fleur, diminue avec le séchage de la plante. Son usage ne doit pas se prolonger au-delà de quatre semaines consécutives. Les femmes enceintes, celles qui allaitent et les personnes souffrant d’une maladie du foie ne doivent pas l’utiliser. Par ailleurs, les feuilles sont couvertes de poils qui peuvent irriter les voies digestives et qui obligent à filtrer les infusions et les décoctions.



Millepertuis

Hypericum perforatum (Hypéricacées) est aussi appelée Millepertuis commun, Herbe de la Saint-Jean, Herbe à mille trous, Herbe percée, Millepertuis officinal ou Millepertuis perforé.
Le millepertuis est une plante herbacée à souche ligneuse, qui pousse dans les lieux ensoleillés d'Europe, d'Asie, d'Afrique du Nord et d'Amérique du Nord. Il se reconnait aux nombreuses glandes qui parsèment ses feuilles et qui donnent l’impression que la feuille est percée de mille petits trous (millepertuis) quand on la regarde à contre-jour.
Il suffit de quelques jours de macération des parties aériennes dans l’huile d’olive pour obtenir un liquide rouge foncé qui est utilisé depuis l’antiquité pour soigner les brûlures et les blessures. 
On utilise les parties aériennes, qui sont antidépressives, antibactériennes, antivirales, anti-inflammatoires, astringentes, immunostimulantes et vulnéraires.
Parmi les principes actifs du millepertuis, on trouve:
  • L’hypéricine (0,06 à 0,4 % des fleurs), la pseudohypéricine, l’isophypéricine et la protohypéricine, des dérivés d’anthraquinones qui donnent sa couleur rouge à l’huile de millepertuis et contribuent à l’activité antimicrobienne.
  • L’hyperforine, (0,2 à 4 %) un phloroglucinol qui contribue à l’activité antimicrobienne et anti-inflammatoire ; il est inactivé après quelques jours d’exposition à la lumière.
  • Des flavonoïdes (2 à 4 %) parmi lesquels le rutoside, l’hypéroside et l’isoquercitroside. auxquels on attribue des propriétés antioxydantes.
  • L’acide chlorogénique qui contribue à l’effet vulnéraire.
Contre la dépression, les troubles psychosomatiques, l'anxiété, l'agitation nerveuse, l'insomnie, la douleur, la diarrhée, la dyspepsie, les infections virales, la bronchite chronique, l'asthme surinfecté, la cystite, les troubles circulatoires et l'athérosclérose.
  • Plante séchée à raison de 2 à 4 g, 3 fois par jour.
  • Infusion de 4 à 8 g de plante fraîche dans 150 ml d’eau ou de 2 à 4  g de plante séchée dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait normalisé en hypéricine (0,3 %) ou en hyperforine (1 à 4 %,) à raison de 300 mg, 3 fois par jour. 
  • Teinture (1:10 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture obtenue en mélangeant 40 % de teinture de millepertuis, 40 % de teinture de tilleul et 20 % de teinture de valériane, à raison de 1 ml le matin et le soir ou de 1 ml au coucher (troubles nerveux ou douleurs).
Contre les douleurs musculaires, les névralgies, les brûlures, les contusions et les plaies.
  • Huile de millepertuis (1:10 à froid, 1x1 mois).
Le millepertuis peut provoquer de légers troubles digestifs, des réactions allergiques, des maux de tête et de la sécheresse buccale. Chez certaines personnes, il peut être photosensibilisant. Il entre en interaction avec de nombreux médicaments en diminuant ou en augmentant leurs effets ; notamment avec la warfarine (anticoagulant), le tacrolimus et la cyclosporine (immunosuppresseurs), les antidépresseurs, les inhibiteurs de protéases et de transcriptase inverse (antirétroviraux), les antiépileptiques à base de phénytoïne et de phénobarbital, l’irinotécane (antinéoplasique), la fenfluramine (amaigrissant), la digoxine (cardiotonique) et les contraceptifs oraux. 



Impatiente du Cap

Impatiens capensis (Balsaminacées) est aussi appelée Balsamine du Cap, Balsamine orangée, ou Impatiente orangée.
L’impatiente du Cap est une plante annuelle d’Amérique du Nord qui pousse dans les lieux humides et ombragés. Son principal pollinisateur est le colibri.
On utilise les feuilles, qui sont antiprurigineuses.
Parmi les principes actifs de l’impatiente, on trouve :
  • Des saponines.
Contre les dermatites causées par l'herbe à puce (Toxicodendron radicans) et l’ortie.
  • Cataplasme ou friction avec les feuilles fraîches et broyées.



Rumex crépu

Rumex crispus (Polygonacées) est aussi appelée Réguette, Oseille crépue, Patience crépue, Patience frisée ou Rumex crépu. Les autres espèces de patience ont des propriétés similaires.
Originaire d’Eurasie, la patience a suivi l’homme dans toutes ses migrations et on la trouve aujourd’hui sur tous les continents. Elle pousse dans les endroits incultes, au bord des routes et des fossés.
On utilise généralement la racine, qui est astringente et laxative, plus rarement les feuilles.
Parmi les principes actifs de la patience, on trouve :
  • Des anthraquinones (jusqu’à 4 % de la racine), parmi lesquels la népodine, l’émodine et le chrysaphanol.
  • Des tanins (3 à 6 %).
  • Des oxalates dans les feuilles.
  • Une huile essentielle.
Contre la digestion difficile, la constipation, l'anémie, l'acné, le psoriasis, l'eczéma et les furoncles.
  • Feuilles crues sans dépasser 3 par jour.
  • Décoction (4 minutes) de 2 à 4 g de racine séchée dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide de racine (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture de racine (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 1 à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Sirop de racine (100 %) obtenu à partir d’une décoction de 300 g de racine par litre d’eau, à raison de 5 ml, 3 fois par jour.
  • Vin de patience (graines 1:17, 2 jours) à raison de 30 ml 2 fois par jour avant les repas.
Contre les dermatoses (acné, dartre, eczéma, furoncle, psoriasis).
  • Cataplasme de feuilles fraîches ramollies à la vapeur ou de pulpe de racine.
  • Compresse avec la décoction.
On ne connait quasiment rien de la toxicité de la patience. Les parties aériennes sont riches en acide oxalique et ne doivent pas être utilisées de façon régulière et prolongée. La patience est contre-indiquée en cas de maladie des reins (en particulier de calculs rénaux) et doit être évitée pendant la grossesse ou l’allaitement.



Lycopode claviforme, Lycopodium clavatum, Wolf's-foot Clubmoss

Les parties aériennes de Lycopodium clavatum (Lycopodiacées), incluant ses spores, seraient utilisées pour soigner les troubles de l'appareil urinaire, les démangeaisons, l'érythème, la gastrite et les troubles digestifs.

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Moineau domestique, Passer domesticus, House Sparrow

Le Moineau domestique a été introduit en Amérique du Nord dans les années 1850 à 1870. Les premiers oiseaux venaient d'Angleterre et d'Allemagne. Aidés par l'être humain, ils ont conquis ensuite une grande partie des Amériques, du nord au sud et d'est en ouest.

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Épervier brun, Accipiter striatus, Sharp-shinned Hawk

Il a surgi du bois, saisi un des chardonnerets qui se nourrissaient à la mangeoire et imposé l'immobilité et le silence aux survivants.

Coprin noir d'encre, Coprinopsis atramentaria, Common Ink Cap

Coprinus atramentarius peut être consommé quand il est cueilli tôt mais jamais accompagné d'alcool, à cause de son effet antabuse.

Safran

Crocus sativus (Iridacées) est aussi appelée Crocus cultivé, Safran médicinal ou Safran cultivé.
Le safran est une plante à bulbe probablement originaire du Moyen-Orient. Il est cultivé comme plante condimentaire dans de nombreux pays, dont le Canada. Les fleurs mauves sortent de terre en automne, très rapidement suivies par un bouquet de feuilles linéaires.
On utilise les stigmates et les styles, qui sont anticonvulsivants, antalgiques, anti-inflammatoires, antidépresseurs, antispasmodiques, emménagogues, hypolipidémiants et neuroprotecteurs.
Parmi les principes actifs du safran, on trouve:
  • La crocine (2 %), un caroténoïde responsable de la couleur orange des stigmates et son dérivé la crocétine.
  • La picrocrocine (4 %), un hétéroside responsable de la saveur du safran.
  • Une huile essentielle (0,4 à 1,3 %) composée de pinène, de cinéol et de safranal, un dérivé de la picrocrocine, responsable de l'odeur.
Contre l’asthme, la dépression légère à modérée, la dégénérescence maculaire liée à l'âge, les troubles menstruels (dysménorrhée), le déclin des facultés cognitives (maladie d'Alzheimer, démences vasculaires), l'hypercholestérolémie, l'athérosclérose, le mal d'estomac et la colique.
Pour la prévention et le traitement de certains cancers.
  • Plante séchée jusqu'à 1,5 g par jour.
  • Infusion (30 minutes) de 1 à 2 g dans 150 ml d’eau, 1 à 3 fois par jour.
  • Vin de safran (1:20, 2 jours) à raison de 30 ml, 1 à 3 fois par jour.
  • Teinture (1:10 éthanol à 80 %) à raison de 0,5 à 1 ml, 3 fois par jour.
Des effets toxiques ont été observés à des doses supérieures à 5 g par jour. Des doses inférieures ou égales à 1,5 g par jour ne présentent pas de danger. Les femmes enceintes ne devraient pas l'utiliser en raison de ses propriétés abortives et stimulantes pour l'utérus.




Épervier de Cooper, Accipiter cooperii, Cooper's Hawk

Ce que regarde l'Épervier, ce sont des Mésanges à tête noire, dérangées par la présence du prédateur. Elles tournent autour de lui et le harcèlent en prenant soin de rester hors de portée.

Grenouille léopard, Rana pipiens, Leopard Frog

La Grenouille léopard prend ses quartiers sur les feuilles de nénuphar, à partir de la fin juillet. Elle ne les quittera qu'à l'automne.

Grenouille des bois, Rana sylvatica, Wood Frog (1)

Comme tous les ans, la Grenouille des bois s'est éloignée du bassin qu'elle fréquentait au mois de juin, pour s'établir dans les recoins ombragés et encore humides du jardin.

Grenouille verte, Rana clamitans melanota, Northern Green Frog

Une habitante du bassin, qui, perchée sur sa feuille de nénuphar, gobe nonchalamment les libellules de passage.

Couleuvre rayée, Thamnophis sirtalis, Common Gartersnake (1)

Nous la croisons parfois lorsqu'elle se déplace de sa résidence, un buisson de Lavande, à son garde-manger, le bassin et ses grenouilles.

Écureuil roux, Tamiasciurus hudsonicus, Red Squirrel

L'écureuil roux a mauvais caractère et n'aime pas être surpris par des inconnus. Toute intrusion dans son territoire se solde par une volée de cris, lancée de son perchoir.

Scuddérie à ailes oblongues, Amblycorypha oblongifolia, Oblong-winged Katydid

Le secret de la survie de cette sauterelle réside certainement dans le mimétisme, plutôt que dans la fuite.

Colibri à gorge rubis, Archilochus colubris, Ruby-throated Hummingbird

Il arrive dans un vrombissement et repart dans un éclair rouge.

Grand-duc d'Amérique, Bubo virginianus, Great Horned Owl

Le Grand-duc vous entend arriver de loin, daigne parfois vous regarder. Vous passerez à ses côtés sans le voir car il est aussi invisible qu'immobile. Il a peu de choses à craindre sinon la disparition des grands arbres qui lui servent de perchoir.

Pélécine, Pelecinus polyurator, American Pelecinid Wasp

Il ressemble à un scorpion mais c'est un hyménoptère, cousin des guêpes. Pelecinus polyurator  est le sauveur des banlieues puisqu'il pond ses oeufs dans les larves de Hanneton, ces ennemies du gazon.

Vulcain, Vanessa atalanta, Red Admiral

Le Vulcain en mal d'enclume se rabat sur cette Échinacée pourpre.

Araignées en danger

L'essaim des araignées à peine écloses se disperse et se reforme au gré des dangers signalés par une vibration anormale de la toile.

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