Ananas

Photo de Forest Starr & Kim Starr
[CC-BY-3.0], via Wikimedia Commons
Ananas comosus (Broméliacées).
La plante est originaire de la région s'étendant du Mexique au Costa Rica.
On utilise le fruit, qui est amer, anticoagulant, anti-inflammatoire, antiœdémateux et immunomodulateur.
Parmi les principes actifs de l'ananas, on trouve:
  • La bromélaïne : un mélange d'enzymes qui, pour la plupart, « digèrent » les protéines.
  • La papaïne, une autre enzyme protéolytique
Contre la dyspepsie, les problèmes de digestion, l'inflammation, l'œdème, les infections de la gorge, la sinusite et la prise de poids.
  • Fruit pendant un mois.
  • Extrait normalisé à raison de 0,2 à 0,4 g de bromélaïne par jour.
L’ananas peut provoquer des réactions allergiques.



Aloès

Tiré du site Wikimedia
Aloe vera syn. barbadensis, A. ferox, et les hybrides entre A. vera et A. africana ou A. spicata, (Xanthorrhoeacées).
Originaire de la péninsule arabique, l'aloès s’est naturalisé dans les régions chaudes de tous les continents.
On utilise le gel incolore contenu dans les feuilles, qui est abortif, anti-inflammatoire, antirhumatismal, cicatrisant, et hypoglycémique, ainsi que le latex (sève) jaunâtre contenu dans l’épiderme de la feuille, qui est un puissant laxatif.
Parmi les principes actifs de l’aloès, on trouve :
  • Dans le gel, des enzymes  dont une cycloxygénase et une carboxypeptidase, ainsi que de l’acide salicylique, qui participeraient à l’effet anti-inflammatoire.
  • Dans le suc (sève), des anthraquinones (aloïnes, émodine) responsables de l’effet laxatif et de la toxicité.
Contre la constipation.
  • Latex à raison de 0,04 à 0,2 g par jour.
Contre le diabète.
  • Gel à raison de 15 ml, 2 fois par jour.
Contre les blessures, les brûlures, l'eczéma et le psoriasis.
  • Cataplasme avec le gel contenu dans la feuille.
  • Crème contenant 0,5 % de gel, appliquée 3 fois par jour.
L’aloès ne doit pas être donné aux enfants. Le latex ne doit pas être consommé par les femmes enceintes à cause de son effet abortif. Pour les autres, des doses d’aloïnes (composés du latex) supérieures à 20 mg par jour sont toxiques.



Alliaire

Photo de J.F. Gaffard Jeffdelonge,
 fr.wikipedia (photo de Jeffdelonge)
[GFDL or CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons
Alliaria petiolata (Brassicacées) est aussi appelée Alliaire officinale ou Herbe à ail.
Originaire d’Europe, l’alliaire s’est naturalisée en Amérique du Nord. On la trouve dans les lieux ouverts, au bord des routes ou dans les terrains vagues ; elle préfère les sols calcaires. Ses feuilles dégagent une odeur d’ail quand on les froisse.
On utilise les parties aériennes, qui sont antiscorbutiques, détersives, expectorantes, fongicides et répulsives.
Parmi les principes actifs de l’alliaire, on trouve :
  • La sinigrine, un glucosinolate que l’on retrouve dans de nombreuses plantes de la famille des Brassicacées
Contre la bronchite.
  • Infusion de 4 à 8 g de plante fraîche dans 150 ml d’eau, une fois par jour.
Contre les plaies infectées, la gangrène et l'impétigo.
  • Cataplasme de suc frais renouvelé tous les jours jusqu'à disparition de la plaie.
  • Compresse avec une décoction de plante fraîche.



Alkékenge

Photo de 4028mdk09 [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons
Physalis alkekengi (Solanacées) est aussi appelée Coqueret alkékenge, Cerise de juif, Lanterne chinoise ou Amour en cage.
Originaire d’Europe et d'Asie, la plante s’échappe à l’occasion des jardins nord-américains.
On utilise le fruit, qui est antipyrétique et diurétique.
Parmi les principes actifs de l’alkékenge, on trouve :
  • Des physalines auxquelles on attribue de nombreuses propriétés, notamment anti-inflammatoires, antifongiques et anticancéreuses.
Contre l'urémie, la goutte, les rhumatismes, l'hydropisie et la lithiase rénale.
  • Décoction (1 minute) de 9 g dans 150 ml, 3 fois par jour.



Ail

Allium sativum (Liliacées) est aussi appelée Ail commun, Ail cultivé, Ail à tige tendre, Ail à tige dure, Ail à bâton, Ail de cuisine, Chapon, Perdrix, Thériaque des pauvres ou Thériaque des paysans.
L’ail est une plante potagère originaire d’Asie centrale qui est aujourd’hui cultivée dans de nombreux pays.
On utilise le bulbe qui est antibiotique, anticancéreux, antifongique, antiparasitaire, antithrombotique, antiviral, bactéricide, fibrinolytique, hypoglycémiant, hypolipémiant, hypotenseur, vasodilatateur et vermifuge.
Parmi les principes actifs de l’ail, on trouve :
  • L’alliine (environ 1% du bulbe) est convertie en allicine (composé odorant) par l’alliinase, une enzyme libérée par la destruction des cellules (1 mg d’alliine donne environ 0,458 mg d’allicine). L’allicine se dégrade ensuite en composés soufrés parmi lesquels l’ajoène, le diallyl-sulfide et le diallyl-disulfide.
Contre l'hyperlipidémie, l'hypertension artérielle, la mauvaise circulation périphérique, les infections des voies respiratoires (rhume, grippe, tuberculose, coqueluche), la bronchite, la congestion pulmonaire, l'asthme, l'emphysème, la toux et les diarrhées infectieuses (dysenterie).
Pour prévenir l'athérosclérose et certains cancers.
  • Bulbe frais à raison de 4 à 8 g (1 à 2 gousses) par jour (athérosclérose) ou jusqu'à 16 g (4 gousses) par jour (infection des voies respiratoires et fièvre).
  • Bulbe séché à raison de 2 à 4 g, 3 fois par jour.
  • Ail vieilli à raison de 0,5 à 1 g par jour.
  • Sirop (100 %) obtenu à partir d’une décoction de 500 g de bulbe par litre d’eau ; prendre 10 à 15 ml par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait normalisé à raison de 5,2 à 12 mg d’alliine par jour.
Contre les parasites intestinaux (ténia).
  • Décoction de 20 g par litre de lait; prendre 10 ml, à jeun le matin.
Contre la coqueluche, la congestion pulmonaire, les ulcères cutanés, les plaies infectées, les cors, les verrues, les durillons, les parasites externes, la douleur rhumatismale, les névrites et les foulures.
  • Onguent fait avec 60 g d'ail broyé et mélangé à 125 g de saindoux et 125 g d'huile d'olive.
  • Compresse avec une infusion (30 minutes) de 25 gousses broyées dans un litre d'eau.
  • Compresse avec une teinture (1:10 vinaigre).
  • Cataplasme avec une gousse écrasée, appliqué pendant plusieurs nuits en protégeant la peau autour de la verrue ou du cor.
L’ail peut provoquer de légers malaises gastro-intestinaux, des réactions de la peau ou des muqueuses et peut augmenter l'effet des médicaments anticoagulants ou hypoglycémiants. Il peut interagir avec les antirétroviraux (traitement du VIH/SIDA) et avec l’isoniazide (antituberculeux).



Aigremoine

Agrimonia eupatoria (Rosacées) est aussi appelée Aigremoine eupatoire, Eupatoire des anciens, Thé des bois ou Thé du Nord.
L’Aigremoine eupatoire est une plante européenne naturalisée en Amérique du Nord, qui pousse dans les lieux incultes plutôt ensoleillés et pauvres: les friches, le bord des chemins, les terrains vagues, etc.
On utilise toute la plante qui est anti-inflammatoire, astringente et hémostatique.
Parmi les principes actifs de l’aigremoine, on trouve :
  • Des flavonoïdes.
  • Des tanins auxquels on attribue les propriétés astringentes.
  • Des triterpènes tels que l’amyrine, l’acide ursolique et l’acide euscapique.
Contre l'hyperacidité gastrique, l'hépatite, le ralentissement du péristaltisme, la diarrhée, les colites, l'incontinence urinaire, la cystite, le diabète, les inflammations de la bouche (aphtes, stomatite, gingivite), les inflammations de la gorge (mal de gorge, angine, pharyngite).
  • Parties aériennes séchées à raison de 2 à 4 g par jour.
  • Infusion de 1 à 3 g de feuilles dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture de racine ou de feuilles (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 1 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Vin d’aigremoine (1:20, 1 mois) à raison de 25 ml, 3 fois par jour; on peut aussi ajouter 20 g/l de feuilles fraîches de luzerne et 10 g/l d'écorce de chêne pendant la macération.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 1 à 3 ml, 3 fois par jour.
Contre les hémorragies, les plaies, les suppurations, les mycoses, l'eczéma et la conjonctivite.
  • Compresse avec une décoction (5 minutes) de 200 g par litre de vin rouge; laisser infuser une heure et appliquer.
Contre les inflammations de la muqueuse buccale (aphte, stomatite, gingivite), les inflammations de la gorge (mal de gorge, angine, pharyngite).
  • Gargarisme ou bain de bouche avec une décoction de 100 g par litre d’eau jusqu'à 5 fois par jour.
L’aigremoine ne devrait pas être utilisée de façon prolongée.



Agripaume

Photo de  D. Gordon E. Robertson
[CC-BY-SA-3.0 or GFDL], via Wikimedia Commons
Leonurus cardiaca (Lamiacées) est aussi appelée Agripaume cardiaque ou Queue-de-lion.
Originaire d’Europe, la plante s’est naturalisée en Amérique du Nord. Elle pousse autour des zones habitées, dans les terrains vagues, au bord des chemins.
On utilise les parties aériennes qui sont sédatives, spasmolytiques et toniques pour le cœur et l'utérus.
L’agripaume est une plante européenne naturalisée en Amérique du Nord. Elle pousse autour des zones habitées, dans les terrains vagues, au bord des chemins.
Parmi les principes actifs de l’agripaume, on trouve :
  • La léonurine et la stachydrine, deux alcaloïdes auxquels on attribue les propriétés utéro- et cardiotoniques.
  • L’acide ursolique qui serait antiviral et antitumoral.
Contre les fluctuations hormonales, la ménopause, l'hémorragie post-partum, l'aménorrhée, l'insomnie, l'angoisse, l'hystérie, les palpitations cardiaques d'origine nerveuse, l'hyperthyroïdisme et la gastrite.
  • Parties aériennes séchées à raison de 4 à 6 g par jour.
  • Infusion de 2 g de parties aériennes dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 2 à 6 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 5 ml, 3 fois par jour.
L’agripaume est contre-indiquée aux femmes enceintes et en cas de règles abondantes. La plante ne doit pas être utilisée avec les médicaments qui ont une action sédative ou calmante.



Actée à grappes noires

Actaea racemosa (Renonculacées) est aussi appelée Actée à grappes ou Racine de squaw.
L’actée à grappes noires est une plante des sous-bois d’Amérique du Nord, qui ne doit pas être confondue avec le Caulophylle faux-pigamon ou d’autres espèces d’actée toxiques.
On utilise le rhizome qui est emménagogue et oestrogénique.
Parmi les principes actifs de l’actée, on trouve :
  • Un mélange complexe de triterpènes dont la déoxyactéine, qui sert de marqueur dans les extraits commerciaux. 
  • L’acide caféique, l’acide fukinolique et les acides cimifugiques A, B, E et F auxquels on attribue des effets anti-inflammatoires et analgésiques. 
  • La formononétine, un isoflavonoïde qui serait responsable de l’activité œstrogénique; son identification est toutefois controversée.
    Contre la dysménorrhée (douleurs menstruelles), les manifestations de la ménopause, les bouffées de chaleur, les rhumatismes, la sciatique, les acouphènes, la congestion des voies respiratoires, la toux et la coqueluche.
    • Rhizome séché à raison de 40 à 200 mg par jour. 
    • Décoction (10 minutes) de 0,4 g de rhizome par litre d’eau ; prendre 150 ml par jour. 
    • Teinture (1:10 éthanol à 40-60 %) à raison de 0,4 à 4 ml par jour. 
    • Extrait liquide (1:1 éthanol à 40-60 %) à raison de 0,04 à 1 ml par jour. 
    • Extrait normalisé à raison de 1 à 2 mg de déoxyactéine, 2 fois par jour.
    L’actée peut causer des malaises gastro-intestinaux. Elle ne doit être utilisée ni pendant la grossesse, ni en période d’allaitement. Il est recommandé de ne pas prolonger le traitement au-delà de six mois.




    Acore

    Photo J.F. Gaffard, Autoreille, France, mai 2004
    [GFDL, CC-BY-SA-3.0 or CC-BY-SA-1.0] via Wikimedia Commons
    Acorus calamus (Aracées) est aussi appelée Acore odorant, Acore vrai, Roseau odorant ou Belle-Angélique.
    Originaire d’Asie, cette plante aquatique s’est naturalisée en Europe et en Amérique du Nord.
    L’huile essentielle est utilisée en parfumerie.
    On utilise le rhizome qui est spasmolytique et sudorifique.
    Parmi les principes actifs de l’acore, on trouve :
    • Une huile essentielle constituée, entre autres, d’asarone, de calaménol, de calamène, de calamone et d’eugénol. La variété nord-américaine ne contient pas d’asarone.
    Contre la dyspepsie, la gastrite, l'ulcère gastroduodénal, la colique, la nausée, l'anorexie, la rétention d'eau, l'urémie et la goutte.
    • Rhizome séché à raison de 1 à 3 g, 3 fois par jour.
    • Infusion de 1 à 3 g de rhizome dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
    • Teinture (1:5 éthanol à 60 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
    • Extrait liquide (1:1 éthanol à 60 %) à raison de 1 à 3 ml, 3 fois par jour.
    L’acore ne doit pas être utilisé par la femme enceinte. L’huile essentielle de certaines variétés peut contenir des quantités variables d’asarone, un composé toxique.



    Achillée

    Achillea millefolium (Astéracées) est aussi appelée Achillée millefeuille, herbe aux dindons, Herbe à dindes ou à la dinde, Herbe militaire, Millefeuille, Herbe aux charpentiers ou Herbe à la coupure.
    Naturalisée en Amérique du Nord, on la trouve facilement dans les milieux ouverts et bien drainés (champs, bord des chemins, jardins, terrains vagues).
    La légende raconte que le héros grec Achille, dont le talon avait été transpercé par la flèche de Pâris pendant le siège de Troie, fut soigné grâce à de l’achillée. Une autre version prétend qu’Achille s'en servit pour soigner les plaies qu'il avait infligées à Télèphe, un défenseur de Troie. En Chine, on utilise les tiges pour fabriquer des bâtonnets qui servent à interroger le Yi King.
    On utilise les parties aériennes, qui sont antibiotiques, antifongiques, anti-inflammatoires, antipyrétiques, astringentes, cholagogues, cholérétiques, cicatrisantes, digestives, diurétiques, emménagogues, hémostatiques, progestatives, spasmolytiques, sudorifiques et toniques.
    Parmi les principes actifs de l’achillée, on trouve :
    • L’azulène et le chamazulène, des hydrocarbures mono et sesquiterpéniques que l’on retrouve dans l’huile essentielle et auxquels on attribue les propriétés anti-inflammatoires de l’achillée.
    • L’achilléine, un alcaloïde auquel on attribue l’effet hémostatique.
    • Des flavonoïdes auxquels on attribue l’activité antispasmodique.
      Contre la dyspepsie (spasmes gastriques et intestinaux), les flatulences, l'insuffisance biliaire, les jambes lourdes, les suites de phlébite, les hémorroïdes, les varices, les infections des voies respiratoires (rhume), la fièvre, l'asthénie générale, les bouffées de chaleur de la ménopause, les règles douloureuses, ou insuffisantes, l'oligurie, la lithiase urinaire et la goutte.
      • Plante séchée à raison de 2 à 4 g, 3 fois par jour.
      • Suc à raison de 5 ml, 3 fois par jour.
      • Infusion de 2 à 4 g de parties aériennes dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour, entre les repas.
      • Vin d’achillée (1:25, 1 mois) à raison de 10 ml avant ou après les repas.
      • Teinture (1:5 éthanol à 45 %) à raison de 5 ml, 3 fois par jour, entre les repas.
      • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour, entre les repas.
        Contre les ecchymoses, les plaies (ulcère des jambes, crevasses des seins, fissure anale), les hémorragies et l'inflammation de la peau.
        • Compresse avec une infusion ou une décoction (3 minutes) de 30 g de parties aériennes par litre d’eau, plusieurs fois par jour.
        • Huile essentielle à raison de quelques gouttes diluées dans un peu d'huile végétale appliquées plusieurs fois par jour; ne pas utiliser sur des plaies ouvertes.
          Contre les règles douloureuses.
          • Bain de siège avec l’infusion pendant 10 à 20 minutes.
          L’achillée est contre-indiquée aux enfants et aux femmes enceintes. Elle peut provoquer des réactions allergiques cutanées chez les personnes sensibles aux plantes de la famille des astéracées.




          Absinthe

          Copyright © 2007 David Monniaux
          Artemisia absinthium (Astéracées) est aussi appelée Armoise absinthe ou grande Absinthe.
          Originaire d’Eurasie et d’Afrique du Nord, elle est cultivée en Amérique du Nord et on la trouve au Québec autour des lieux habités, dans les milieux ouverts à sol drainé (champs, bord des chemins, terrains vagues). Lorsqu’il est froissé entre les doigts, son feuillage argenté libère un parfum caractéristique qui rappelle le menthol.
          L’absinthe est utilisée pour fabriquer la liqueur alcoolisée du même nom.
          On utilise les fleurs et les parties aériennesqui sont cholagogues, digestives, insectifuges et vermifuges.
          Parmi les substances actives de l’absinthe, on trouve:
          • L’absinthine, l’anabsinthine, l’artabsine et la matricine. 
          • Une huile essentielle (0,2 à 1,7 % des parties aériennes) qui peut contenir jusqu’à 50 % de thuyone.
          Contre l’aménorrhée, la dysménorrhée, le manque d'appétit, la dyspepsie, les ballonnements, les flatulences, les nausées, les vers intestinaux et le paludisme.
          • Parties aériennes séchées à raison de 1 g, 2 à 3 fois par jour. 
          • Infusion de 1 g dans 150 ml d'eau, 2 à 3 fois par jour.
          • Vin d'absinthe (1:33, 5 jours) à raison de 30 ml avant chaque repas.
          • Suc extrait des parties aériennes à raison de 5 ml, 2 fois par jour.
          Contre les règles douloureuses.
          • Cataplasme de plante fraîche et bouillie appliqué sur le ventre pendant 2 à 3 minutes.
          L’absinthe contient de la thuyone, une substance toxique dont l’absorption ne doit pas dépasser 3 mg par jour. Par ailleurs, il est fortement déconseillé d’utiliser l’absinthe plus d'une dizaine de jours. Elle ne doit être donnée ni aux enfants, ni aux femmes enceintes, ni à celles qui allaitent.



          Hydrocotyle asiatique

          Forest & Kim Starr [CC-BY-3.0], via Wikimedia Commons
          Centella asiatica (Apiacées) est aussi appelée Centella asiatique ou Gotu kola.
          Cette plante rampante pousse dans les terrains marécageux d’Océanie et du sud-est de l’Asie.
          Elle sert à la fabrication du madécassol, une crème protectrice et cicatrisante prescrite pour accélérer la guérison des ulcérations de la peau.
          On utilise les parties aériennes, qui sont antirhumatismales, cicatrisantes, diurétiques et vasodilatatrices.
          Parmi les substances actives de l'hydrocotyle, on trouve:
          • des terpènes, en particulier l'acide asiatique et l'acide madécassique, ainsi que leurs glucosides, les asiaticosides et le madécassoside.
          Contre l'ulcère gastroduodénal, la cirrhose, l'insuffisance veineuse (jambes lourdes, varices), les hémorroïdes, l'anxiété, et pour stimuler la mémoire et les fonctions cognitives.
          • Infusion de 0,5 à 1 g dans 150 ml d'eau, 3 fois par jour.
          • Extrait normalisé en asiaticosides (40 %), en acide asiatique (29 à 30 %), en acide madécassique (29 à 30 %) et en madécassoside (1 à 2 %) [TTF, TTFCA ou TECA], à raison de 30 à 60 mg 3 fois par jour.
          Contre les plaies, les brûlures et les dermatoses (psoriasis), et atténuer les cicatrices.
          • Compresse avec l'infusion, plusieurs fois par jour.
          • Crème ou onguent contenant 1 à 2 % d'extrait.
          L'application d'hydrocotyle sur la peau peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes. Il est déconseillé de l'utiliser en cas de traitement avec des médicaments ayant des effets sédatifs.